| Iran : Sommet à Londres des Six Grands plus Un, les opposants iraniens (photos) |
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| jeudi, 25 mai 2006 | |
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Iran Manif - Pas un sommet sur l'Iran sans la présence devant la porte des opposants iraniens réclamant à corps et à cris qu'on écoute la solution qu'ils proposent pour sortir du bourbier des négociations sur le programme nucléaire du régime en Iran.
Ils étaient donc là encore hier devant le Foreign Office à Londres. Jeunes et vieux, un large éventail de la diaspora iranienne. Si on les laissait s'asseoir à la table des négociations, ils surprendraient plus d'un diplomate par la simplicité de la solution qui à leurs yeux s'impose. C'est une solution iranienne, par les Iraniens, qui sont les mieux à même, et sans doute les seuls, à connaître la nature de la théocratie en Iran. Les Iraniens savent parfaitement que les mollahs n'abandonneront jamais un pouce de leur programme nucléaire, pour la simple raison que leur survie en dépend. Ils savent aussi très bien que la seule chose que Téhéran recherche c'est de gagner du temps. Alors toutes les ruses sont bonnes, grosses ou subtiles. De toutes les façons, l'occident tombe toujours dans le panneau. Les opposants à ce régime, c'est-à-dire l'écrasante majorité du peuple iranien, n'a qu'une idée en tête: changer radicalement de régime. Ce peuple qui est en quête urgente de démocratie désespère de voir l'occident en général et l'Europe en particulier, prolonger une politique de perche tendue à un régime qui se noie. Car enfin ce sont eux, les Iraniens, les premiers à payer le prix de cet oxygène insufflé aux mollahs: la misère extrême, la drogue, la répression cruelle, les pendaisons d'enfants. La pendaison est si commune sous la tyrannie religieuse qu'elle en est devenue son symbole. A se demander si les six grand se bouchent les oreilles et ferment les yeux devant les manifestations qui balaient l’Iran du nord-ouest au sud-est et qui secouent Téhéran. Partout le cri est le même "A bas la dictature!" Alors ce que proposent les Iraniens, c'est un changement démocratique par le biais de la population et de sa résistance organisée, le Conseil national de la Résistance iranienne, qui a toutes les capacités de mener à bien ce bouleversement. Et il faut pour cela ne plus perdre de temps. Les mollahs ne comprenant que le langage de la fermeté, il faut imposer des sanctions générales. Il ne s'agit pas seulement d'un coup de pouce aux Iraniens, mais bien d'une nécessité pour éviter qu’un régime terroriste ne s’arme de la bombe atomique et entraîne le monde vers un conflit irréparable. Le second coup de pouce serait de retirer de la liste du terrorisme, l'opposition démocratique mise là à la demande expresse d'un régime qui compte à son actif 450 opérations terroristes à l'étranger. Si ce n'est pas de la complaisance, cela devient de la pure collaboration. Après cela, les Iraniens ne demandent rien. Comme l’a dit la dirigeante de l’opposition, Maryam Radjavi, au parlement européen et récemment à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, la résistance n’a besoin ni d’armes, ni d’argent de l’occident. Elle lui demande simplement de ne plus se mettre du côté des bourreaux, mais d’écouter les demandes des Iraniens et de les laisser instaurer la démocratie.
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