| France-Iran-opposition-manifestation |
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| mercredi, 09 février 2005 | |
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Interdiction préfectorale d'une manifestation d'opposants iraniens à Paris PARIS, 8 fév 2005 (AFP) - La préfecture de police de Paris a confirmé mardi avoir interdit une manifestation des Moudjahidine du peuple iranien (opposants iraniens) prévue jeudi à Paris, invoquant des risques de "troubles à l'ordre public".Le CNRI, vitrine politique des Moudjahidine du peuple, principal mouvement d'opposition armée au régime iranien, avait affirmé dès dimanche à l'AFP avoir été informé par téléphone par la préfecture de police de l'interdiction de cette manifestation prévue au Trocadéro sur le parvis des droits de l'Homme.
"Les services de police ont reçu des consignes d'extrême fermeté (...) et procéderont à l'interpellation immédiate des contrevenants qui seront présentés à la justice", a prévenu la préfecture mardi dans un communiqué. La manifestation sur le thème "les droits de l'Homme en Iran", était selon la préfecture "de nature à générer de graves troubles à l'ordre public". La préfecture a notamment évoqué les immolations par le feu de sympathisants de l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI) à Paris en juin 2003 après l'arrestation de 164 opposants iraniens, dont leur dirigeante Maryam Radjavi. La préfecture a également rappelé que l'OMPI figurait sur la liste des organisations considérées comme terroristes par l'Union européenne. Lors d'une conférence de presse à Paris, les Moudjahidine du peuple iranien ont condamné cette interdiction qu'ils attribuent à des pressions exercées par l'Iran. "Le régime iranien a menacé de réviser des contrats commerciaux entre la France et l'Iran" si la manifestation était maintenue, a affirmé un responsable du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), aile politique de l'OMPI, Mohammad Mohadessine. Selon lui, Téhéran pourrait en contrepartie de l'interdiction permettre à des "firmes françaises" de s'implanter en Iran pour remplacer des compagnies américaines. L'Iran aurait également "menacé la France de se retirer des négociations en cours sur le programme nucléaire iranien", a prétendu M. Mohadessine. Le secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) Mouloud Aounit et l'ancien directeur la DST Yves Bonnet, étaient présents à cette conférence de presse. Ce dernier a estimé que l'interdiction ne pouvait avoir qu'une "motivation de convenance diplomatique". |




