| Résistance iranienne : la manif parisienne du 10 février interdite |
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| vendredi, 11 février 2005 | |
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La Gazette, 9 février - Douche froide, en fin de semaine dernière pour les membres de la résistance iranienne et pour les nombreux élus et associations soutenant l'appel à la manifestation qui devait avoir lieu samedi prochain, pour dénoncer le régime des mollahs : la préfecture de police de Paris a refusé d'autoriser le rassemblement qui, selon les organisateurs, devait réunir près de 40.000 sympathisants venus de toute l'Europe.
Une décision qui, selon les membres de la résistance iranienne, dont le siège est installé à Auvers-sur-Oise, s'inscrit « dans un nouveau marchandage honteux avec le fascisme religieux au pouvoir en Iran et les autorités françaises ». « D'après les informations en provenance d'Iran, s'indignent les Moudjahidine du peuple iranien, la dictature religieuse, incapable de supporter une manifestation pacifique même à plusieurs milliers de kilomètres de ses frontières, a exigé son annulation en avançant des concessions économiques et en exerçant des pressions sur le gouvernement français". Parmi les associations qui soutiennent le mouvement, le collectif citoyen 95, se dit surpris et indigné" par cette décision. "On ne pensait pas que dans la France de 2005, les autorités pouvaient interdire une manifestation pacifique et démocratique ». La manifestation avait été autorisée il y a près d'un mois, à se dérouler au Trocadéro. La semaine dernière la préfecture de police de Paris avait demandé aux organisateurs de choisir un autre lieu de rassemblement, le Trocadéro étant jugé trop proche de l'ambassade d'Iran. Deux jours plus tard, vendredi, c'est finalement une décision d'interdiction pure et simple qui a été notifiée aux organisateurs. |





