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IRAN
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exécution en décembre

20 en novembre - 255 en 2008

 
Une attaque militaire n’est pas nécessaire, la démocratie vaincra. Print E-mail
dimanche, 27 février 2005
La Stampa, 27 février - Maryam Radjavi, dirigeante de la Résistance iranienne, a pris part à Paris à une conférence internationale des femmes contre l'intégrisme. " Le peuple doit jouir de son libre choix. Nous avons la capacité d'apporter un  changement. Le monde devrait nous aider."

Interview:
Stefanella Campana, Carla Reschia - Paris
"L'Iran n'est pas l'Irak, reconnaissez-nous comme un interlocuteur dans les négociations. C'est nous qui renverserons le régime des ayatollahs", déclare Maryam Radjavi, présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) durant un discours à la conférence des femmes contre l'intégrisme.

Elle a souligné le rôle de son mouvement après que Bush ait rappelé avoir mis l'Iran sur sa ligne de mire, dans les pourparlers sur les questions internationales. Depuis sa fondation sous le régime du chah, les opposants au régime de Téhéran, les militants du CNRI, qui sont musulmans et laïcs, ont reconnu le rôle des femmes à la direction.

Ils affirment être les premiers à avoir révélé le soutien financier du gouvernement iranien au terrorisme international et ses ambitions nucléaires. Le Conseil national de la Résistance iranienne est considéré comme un mouvement terroriste, mais a réussi à se laver de cette accusation et à recevoir le statut de réfugié pour ses membres dans la base Achraf sur la frontière irano-irakienne.

Dans son discours au Parlement européen en décembre, Maryam Radjavi a révélé une grave augmentation des lapidations et le nombre sans précédent d'arrestations arbitraires, montrant une vive intensification de la répression par le régime. Elle a appelé à mettre fin à la politique de complaisance avec les ayatollahs.

QUESTION : Ni guerre ni complaisance, quelle solution propose le CNRI  pour faire partir le régime de Téhéran ?
Maryam RADJAVI : Comme je l'ai dit à Strasbourg, le peuple iranien est arrivé au stade de vouloir choisir. Nous devons lui fournir la situation où il pourra le faire. Nous n'avons besoin ni d'argent, ni d'armes. Nous possédons un immense réseau social et politique à travers le pays avec suffisamment d'influence politique pour conduire un changement démocratique en Iran. C'est la seule manière d'arrêter une autre guerre.

QUESTION : Croyez-vous dans la modération de Khatami?
Maryam RADJAVI : Comme nous l'avons annoncé par le passé, ces soi-disant modérés se sont révélés creux et superficiels. Khatami n'est pas différent des autres intégristes. Il n'a pas mis fin à la torture ni à la répression dans les prisons et les lapidations continuent. Il n'a pas pu s'opposer à l'élimination des candidats « modérés » lors des dernières élections. Les ayatollahs au pouvoir en Iran et ceux qui les soutiennent essaient de faire croire qu'il n'existe pas d'alternative dans le contexte actuel à la poursuite du statut quo ou à l'invasion militaire. C'est là où l'Europe pourrait jouer un rôle important. Or jusqu'à présent l'Europe a traité avec les religieux de Téhéran. Mais il est temps qu'elle réalise qu'elle fait face à une grande menace.
Elle doit comprendre qu'un régime démocratique en Iran serait aussi dans ses intérêts.
Le 13 janvier, le Parlement européen a condamné les violations continues des droits de l'homme en Iran. C'est important, mais il est nécessaire d'élaborer une politique sérieuse et convergente.

QUESTION : Quelle solution pratique suggérez-vous ?
Maryam RADJAVI : Nous avons suggéré une troisième voie comme solution pratique, un référendum sous la supervision de l'ONU qui permet au peuple de choisir. Et finalement des élections libres pour former une assemblée constituante afin de rédiger une nouvelle constitution. Nous voulons un Iran libre et laïc. Un Iran dans lequel toutes les religions et les minorités ethniques jouiront de droits égaux et où les droits humains seront garantis pour tous.

QUESTION : Pensez-vous que les ayatollahs se soumettront à ce référendum ?
Maryam RADJAVI : Non. Ils savent qu'ils perdront. C'est pourquoi, la communauté internationale devrait faire pression sur ce régime. Il faudrait former un mouvement contre l'intégrisme pour isoler ce régime et cesser tout engagement avec lui. Il faut que l'on reconnaisse nos droits.

QUESTION : Il est clair à présent que les Etats-Unis, comparés aux Européens, sont plus décidés à poser un ultimatum à Téhéran. Qu'attendez-vous de Bush ?
Maryam RADJAVI : Qu'il retire le CNRI de la liste du terrorisme. En 1997, le conseil a été mis sur la liste des organisations terroristes pour plaire à Khatami. Ils devraient nous reconnaître comme les représentants depuis 25 ans d'une opposition indépendante. Il y a peu, en novembre, ici à Paris, 500 juristes et experts des droits de l'homme, ont exprimé leur opinion et déclaré que nous taxer de terrorisme est une violation des conventions européennes des droits de l'homme.

QUESTION : Quel est le rôle de l'islam dans vos plans ?
Maryam RADJAVI : Les ayatollahs ont déformé le Coran à leur propre avantage et l'utilisent hors de son contexte. Nous sommes musulmans, mais nous respectons toutes les convictions. Nous sommes partisans de la séparation de la religion et de l'Etat. Notre force vient des femmes. Le régime des mollahs les réprime de toutes les manières possibles et les considèrent comme la source de la corruption et de la violence. Mais nous sommes l'antidote, leur opposition naturelle.

 

 
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