| Irak: les Etats-Unis confirment des pourparlers avec l'Iran à Bagdad |
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| mardi, 24 juillet 2007 | |
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Iran Manif - Les Etats-Unis ont confirmé la reprise de pourparlers avec l'Iran sur la situation en Irak mardi à Bagdad, alors que des députés irakiens sont divisés quant aux résultats de cette nouvelle rencontre de haut niveau. "Je peux confirmer que l'ambassadeur Crocker va participer à des discussions trilatérales avec son homologue iranien et sous l'égide du ministère irakien des Affaires étrangères", a déclaré lundi à l'AFP Philip Reeker, le porte-parole de Ryan Crocker. La veille, le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, avait indiqué qu'une deuxième rencontre sur la situation en Irak entre des responsables de haut niveau iraniens et américains aurait lieu mardi à Bagdad. "La réunion est la poursuite de la première rencontre tenue en mai et elle se déroulera à Bagdad mardi", avait déclaré M. Zebari. Les Etats-Unis et l'Iran avaient eu le 28 mai à Bagdad leurs premiers entretiens officiels de haut niveau depuis la rupture de leurs relations diplomatiques il y a 27 ans. Cette rencontre entre Ryan Crocker et son homologue iranien, Hassan Kazemi Qomi, s'était limitée à la situation en Irak et n'avait pas permis de grandes avancées. Les deux pays ennemis avaient campé sur leurs positions. Téhéran avait appelé Washington à retirer ses troupes d'Irak, tandis que les Etats-Unis avaient accusé la République islamique de soutenir l'insurrection en Irak. La rencontre prévue mardi se limitera elle aussi à la situation en l'Irak, a prévenu M. Reeker. Les deux pays sont aux antipodes sur de nombreux sujets, en particulier le programme nucléaire iranien à des fins exclusivement civiles, selon Téhéran, alors que Washington accuse l'Iran de chercher ainsi à se doter de l'arme nucléaire. Dimanche, les Etats-Unis ont à nouveau accusé l'Iran, par la voix du contre-amiral Mark Fox, de soutenir l'insurrection via des agents fournissant à des extrémistes irakiens des armes de type EFP, capable de percer les blindages. Téhéran a toujours nié les accusations américaines de soutien à l'insurrection en Irak. "Il ne faut pas s'attendre à grand chose de la réunion entre les Etats-Unis et l'Iran", a déclaré à l'AFP le député Mahmoud Othman. "Les Etats-Unis ne veulent pas d'ingérence iranienne dans les affaires de l'Irak et l'Iran veut que les Américains quittent l'Irak. Chaque partie a son propre ordre du jour", a-t-il dit. "Les Irakiens mettent l'accent sur de telles réunions parce qu'eux-mêmes ont échoué à régler les problèmes. Mais les problèmes de l'Irak ne peuvent être réglés que par les Irakiens. Ils devraient travailler ensemble", a ajouté le parlementaire kurde. Pour sa part, le leader des chiites irakiens, une communauté connue pour ses liens étroits avec l'Iran, estime au contraire que cette nouvelle rencontre irano-américaine est un pas positif. "Cette réunion est importante. Les trois parties ont la ferme volonté de régler les problèmes et de soutenir le gouvernement irakien face aux défis de la sécurité", a déclaré Houmam Hammoudi, député du Conseil suprême islamique chiite irakien. Selon lui, "la compréhension entre les Iraniens et les Américains pour préserver l'unité de l'Irak et son nouveau système politique n'a jamais été aussi bonne". D'un avis semblable, le député chiite Abbas al-Bayati estime que la première réunion avait permis de "briser la barrière psychologique" et que celle-ci décidera des "arrangements pratiques sur lesquels les trois parties se mettront d'accord pour soutenir le processus politique" en Irak.
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