| Iran : les opposants appellent à plus de fermeté contre le régime iranien |
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| dimanche, 10 juillet 2005 | |
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Hossien Abedini, un responsable du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a exhorté les nations occidentales à adopter une ligne plus ferme et à mettre fin à la « complaisance » avec le régime des mollahs. Il s'adressait à environ 200 Iraniens venus par groupes de toute la Grande-Bretagne, et qui s'étaient rassemblés à Edimbourg pour un rassemblement organisé à l'avance dans le but d'appeler les dirigeants du G8 réunis en Ecosse à soutenir la résistance. Ils portaient des pancartes condamnant les attentats d'hier et exhortant les gouvernements européens et américains à retirer le nom de l'organisation d'opposition, les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) de leurs listes du terrorisme. Les orateurs ont aussi fustigé ce que l'un a qualifié « d'élection factice » de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne. Parmi les intervenants, Struan Stevenson, eurodéputé écossais, a donné lecture des condoléances envoyées par la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi, au Premier ministre Tony Blair à la suite des attentats d'hier. M. Abedini a dit qu'aujourd'hui était une occasion solennelle pour présenter ses condoléances à ceux qui ont perdu des êtres chers, ajoutant « aucune personne décente ne peut justifier un comportement aussi barbare et je condamne ces attentats aussi vigoureusement que possible. » M. Abedini a condamné l'intégrisme islamique, disant que c'était l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeiny en 1979 en Iran qui avait donné à cette « idéologie diabolique, une perversion de l'islam qui est une grande religion de clémence, de compassion et de tolérance », l'impulsion, les ressources et les recrues pour terroriser le Moyen-Orient et les autres pays dans le monde. Et malgré les avertissements des groupes de résistance iraniens depuis cette époque, peu de gouvernements ont tenu compte de l'émergence de la menace venant de l'intégrisme islamique. « Au contraire, ils ont été d'avis, naïvement ou par pur intérêt, que l'on pouvait amadouer les intégristes grâce à des avantages économiques et politiques », a-t-il poursuivi. « Et cela explique pourquoi les Européens poursuivent une politique de complaisance avec les mollahs terroristes, d'abord sous le couvert de ‘l'engagement constructif' et ensuite en la baptisant ‘dialogue des droits de l'homme'. « La politique de conciliation européenne est allée jusqu'à taxer de terroriste la principal force capable d'opposer un combat efficace idéologique, politique et culturel à l'intégrisme, une force qui a aussi été la plus grande victime du terrorisme des extrémistes, l'OMPI. « En rétrospective, ils ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes pour le développement de cette idéologie de haine et de meurtre, dont les tentacules ont d'abord atteint Washington, puis Madrid, et maintenant Londres.» M. Abedini a ajouté : « On ne peut qu'espérer que les attentats criminels d'hier à Londres et la consolidation du pouvoir dans les mains de la faction la plus extrémiste de la théocratie en Iran servira de double avertissement à l'Occident et à l'Europe, en particulier que la complaisance avec les intégristes ne fonctionne pas. « Cela ne fait que les encourager dans le terrorisme. « Notre message aux dirigeants du G8 aujourd'hui est simple et clair : cesser la complaisance, reconnaître le droit du peuple à résister à la tyrannie religieuse qui a verser trop de sang pour le quart de siècle passé. » M. Abedini a dit qu'il ne voulait pas d'intervention étrangère de l'occident comme ce qui s'est passé pour l'invasion de l'Irak. Parmi les mesures demandées, figuraient le retrait de l'OMPI de la liste du terrorisme et une action plus ferme sur la politique nucléaire de l'Iran, en saisissant par exemple le Conseil de Sécurité de l'ONU, a-t-il dit.
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Scottish Press Association, Edimbourg, 8 juillet - Par Russell Fallis - Les attentats de Londres soulignent la nécessité de s'attaquer au « cœur battant » de l'intégrisme islamique à Téhéran, ont dit les exilés iraniens aujourd'hui.