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Iran- Egypte : Pourquoi Le Caire a dit non à Téhéran Print E-mail
lundi, 31 décembre 2007

Iran Manif – On se souvient comment Le Caire avait opposé une fin de non recevoir à la visite de Larijani, patron du Conseil suprême de sécurité nationale iranien : « il s’agit d’une visite privée et familiale ». Le commentaire ne pouvait pas être plus cinglant pour l’envoyé spécial du guide des mollahs, Khamenei.

Il faut dire que malgré les avances de l’Iran qui lorgne sur les frères musulmans (qui viennent étrangement d’adopter une constitution reprenant pratiquement mot pour mot celle concoctée par Khomeiny, au cas où) et mise sur le mécontentement social en Egypte, les autorités avaient lancé une campagne pour mettre autant que possible de bâtons dans les roues de tout rétablissement des relations entre les deux pays.

Après quatre jours de discussions serrées de Larijani à divers niveaux, Hassan Zeki, le porte-parole de la diplomatie cairote concluait  que les divergences portaient sur les affaires sécuritaire et régionales. Les deux points chauds de l’avancée des mollahs qui ouvrent la voie de leur expansionnisme à coup de terrorisme et d’implantation de réseaux dans les pays musulmans jusqu’à l’instauration de « républiques » jumelles.

L’opposition la plus acharnée est venue du parti au pouvoir dirigé par le propre fils de Hosni Moubarak, Jamal. Des discussions très vives ont éclaté au sein même de la direction, qui considère que non seulement un rapprochement ne serait pas dans l’intérêt de l’Egypte mais lui porterait dangereusement tort, tout en dégradant les relations avec les Etats-Unis et l’Union européenne.

On a donc vu le parti se démener auprès des institutions pour dire tout le mal qu’il pensait de l’Iran intégriste et de son envoyé spécial et qu’un rapprochement ne servirait franchement à rien, mais si on vous l’assure.

Les efforts de Larijani pour briser la glace et réchauffer les relations sont donc tomber à l’eau de la Mer Rouge. Un  réchauffement qui selon les spécialistes prendra beaucoup de temps et de palabres, les divergences étant trop vives. On comprend pourquoi Mme Laridjani a fait partie de la visite, elle a servi in extremis de roue de secours pour sauver la mise : « Laridjani est venu en visite privée accompagné de sa famille » a bien précisé le chef de la diplomatie égyptienne pour le clore le ban.


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