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IRAN
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exécutions en juillet

18 en juin - 125 en 2008

France–Iran : l’honneur perdu de certains médias Print E-mail
dimanche, 13 janvier 2008

Iran Manif - Samedi 12 janvier, France Inter a diffusé une émission particulièrement révoltante sur la Résistance iranienne en général et les Moudjahidine du peuple en particulier. Elle était animée par Patrick Pesnot et M. X, courageux anonyme.

Quand on parle aujourd’hui de Radio-Paris ou Radio-Vichy et d’émissions comme « Philippe Henriot vous parle au Radio-Journal », on sent tout de suite monter le malaise, puis les nausées. Des qualificatifs affluent à la bouche comme abject, infecte, traître, collabo, asservi, complice du fascisme, complice de crimes contre l’humanité, rebut de presse, honte nationale et tant d’autres qu’à l’époque la Résistance était seule à oser dire, et elle en payait le prix. Henriot, lui, dans sa Radio-Vichy, radio collabo, traînait la Résistance dans la boue et tressait des lauriers aux nazis et à la milice.

Le temps a passé. Aujourd’hui, en France c’est à la Résistance qu’on tresse des lauriers et Henriot et sa collaboration que l’on traîne, à juste titre, dans la boue.

Il se trouve que depuis quelques semaines on voit pointer sur les chaînes et radios publiques une campagne de diabolisation savamment agencée contre la Résistance iranienne, qui sent aussi mauvais que les éditoriaux d’Henriot, qui sent en fait le baril de pétrole à 100 dollars et une manne d’argent qui arrive d’Iran pour ne pas laisser le flot de calomnies se tarir. Car la résistance progresse sur tous les fronts et  il faut l’empêcher d’opérer un changement démocratique en Iran.

On a vu dans le journal de l’Asie sur France 24 une apologie des mollahs salissant autant que faire se peut ce mouvement.  Puis LCP nous a gratifié d’une « conférence » sur l’Iran au sénat qui a déployé beaucoup d’énergie pour trouver une justification culturelle à la collaboration avec les mollahs, allant jusqu’à blanchir les parrains du terrorisme d’Etat. Enfin l'émission rendez-vous avec Monsieur X sur France inter en une quarantaine de minutes, a consciencieusement déballé tout le catalogue d’insultes, de diffamations, de calomnies et de mensonges que le ministère des renseignements iraniens, le Vevak, a mis au point depuis vingt ans. On a même remarqué deux nouvelles insultes particulièrement abjectes. Le M. X avec lequel Pesnot menait un dialogue si passionné, est un agent double sans complexe, qui permet de mesurer à quel point les mollahs ont noyauté les services secrets français.

Outre la boue, distillée savamment pour ne pas faire de pâtés, on sentait quand même l’amateurisme de ces deux barbouzes, pressés par les mollahs, tant il y avait d’erreurs historiques grossières, de confusions, de contradictions d’une phrase à l’autre. L’émission de Pesnot et M. X ressemblait en tout point aux films du même nom et s’inscrivait en droite ligne dans l’héritage de Philippe Henriot.

Cependant il faut s’interroger sur le rôle de cette presse :

- On ne peut tout d’abord ignorer la lourde responsabilité de ces partisans du lobby pétrolier qui gardent et imposent un silence radio sur les exécutions (120.000 exécutions politiques. Pour donner un ordre d’idée, au moment où l’émission était diffusée le 12 janvier, 25 personnes avaient déjà été pendues en Iran). Un silence qui vaut justification pour les mollahs, complicité de crime contre l’humanité pour les Iraniens et les défenseurs des droits de l’homme. Ces individus doivent savoir que leurs articles et leurs reportages sont diffusés dans les prisons et sous la torture et que les jeunes partent à l’échafaud avec le son de leur voix et le rire des  pasdarans qui leur disent : tu vois, t’es un terroriste, t’es une secte, t’es pas un résistant.

- Lourde responsabilité dans la montée de la répression générale en Iran, puisqu’elle n’est jamais dénoncée, donc encouragée.

- Lourde responsabilité de tromper l’opinion publique ici en France puisque ces individus s’appuient sur la crédibilité de la presse pour faire passer la propagande des mollahs. Insulte à la déontologie. Insulte à tous les journalistes assassinés et emprisonnés au nom de la liberté d’expression.

- On ne peut que s’inquiéter du noyautage des médias par une dictature qui justement exécute en Iran tous ceux qui réclament la liberté d’expression.

- Inquiétude aussi sur le rôle pervers de cette presse aux ordres qui s’emploie  à inverser régulièrement la place de la victime avec celle du bourreau. D’abord en la salissant le plus possible, ensuite en lui prêtant les mêmes tares que la dictature, enfin en l’accusant du pire. Il faut noter que jamais Pesnot et son X ne prononcent le mot de « dictature » pour les mollahs, ni les deux autres émissions précités non plus. Par contre la résistance, elle, ne se voit rien épargner : de la secte, au culte de la personnalité, jusqu’au totalitarisme, etc.

- Exactement à l’instar des mollahs – qui ont développé en Iran l’apartheid sexuel contre les femmes et la discrimination sauvage à leur encontre, et qui ont étendu sur tout le pays le fléau de la prostitution – Pesnot et consort traîne dans la fange la résistance – qui a cette particularité d’être dirigée par des femmes – avec des accusations obscènes.

Deux mots pour conclure : En Iran les étudiants, les ouvriers, les femmes et  tous ceux qui manifestent ont deux mots d’ordres : « Mort au dictateur ! » et « Nous préférons la mort à l’humiliation »

Oui messieurs les lobbyistes qui soutenez les mollahs, les Iraniens sont un peuple fier qui résiste et ne se soumet pas. Ils choisissent la liberté ou la mort et vous l’humiliation. L’histoire retiendra que vous avez préféré la fange au courage, l’asservissement au pétrodollar à la dignité.


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