| L’Iran continue sa progression au Maghreb |
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| mercredi, 16 janvier 2008 | |
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Iran Manif – Un accord pourrait passer totalement inaperçu. Celui que le Maroc veut signer avec l’Iran dans un domaine qui pourrait passer pour mineur, le tourisme, alors qu’il est majeur pour les mollahs. Le Maroc déjà aux prises avec la montée du terrorisme et de l’intégrisme - qui saute aux yeux dans les rues - ferait entrer le loup dans la bergerie. L’AFP indique que Les deux parties sont convenues de la création d'une ligne aérienne pour encourager les flux touristiques, a déclaré Mohamed Boussaïd à l'agence marocaine Map à l'issue de sa rencontre avec Hamed Barghaï, vice-président de l'Organisation iranienne du tourisme, du patrimoine culturel et de l'artisanat. (On voudrait ajouter des bombes artisanales de bord de routes) Car l’Iran, dans son plan de propagation de l’intégrisme dans le but d’instaurer un califat islamiste sur l’ensemble des pays musulmans, avance à pas sûrs mais feutrés. Le tourisme, les échanges culturels et universitaires offrent le terrain et le terreau de prédilection pour recruter et d’implanter. C’est de cette façon que des associations « culturelles », ou de « bienfaisance » se mettent en place, que les réseaux se trament et s’étendent. Et la création d’une ligne aérienne entre les deux pays représente pour Téhéran la cerise sur le gâteau. Une ligne privilégiée pour transférer les agents de la force Qods extraterritoriale, celle qui sévit en Irak, au Liban, à Gaza, en Afghanistan, au Yémen, et ailleurs. Une ligne de rêve pour envoyer les recrues en Iran où ils seront formés dans les universités des gardiens de la révolution. Le Maroc, centre de tourisme et de loisir pour les Européens, aux frontières de l’Algérie où sévit déjà les groupes inféodés à l’Iran rebaptisés pour l’occasion Al-Qaïda maghreb, et aux vastes relations avec l’UE, doit ressembler à un super marché de pressions en tout genre sur l’occident pour les mollahs de Téhéran. Il faudrait que le Maroc mette un frein urgent à cette tentative d’ingérence des mollahs sur son territoire. On se souvient qu'au mois de juillet, lors d’un raid sur un cafénet de Casablanca, la police marocaine a arrêté un individu que tous croyait mort ou en fuite, rapporte le Washington Post du 7 juillet. Saad Al-Hosseini, dit « le chimique » de part sa formation de chimiste et son expertise dans la fabrication de bombe, avait disparu il y a quatre ans, après avoir été inculpé de complicité dans un terrible attentat meurtrier au Maroc. Or il n’avait fui nulle part mais était resté caché à Casablanca depuis 2003. Il avait remonté un réseau terroriste, avait recruté et envoyé des hommes en Irak pour y mener des attentats. Durant ces années il s'était également perfectionné dans les bombes et dans les ceintures d’explosifs. La police pense qu’elles ont servi à une série d’attentats au printemps de cette année, particulièrement contre un consulat américain en Afrique du Nord. Selon le Washington Post, Saad Al-Hosseini a mené durant quatre ans des activités en Afghanistan. En octobre 2001, quand les Etats-Unis ont commencé à bombarder la région, il est parti en Iran. Selon les documents découverts et les interrogatoires de la police, il a séjourné en Iran avec les autres membres de son réseau. |

