|
Iran Manif - L'amiral James Stavridis, chef du commandement sud de l'armée américaine vient de déplorer l’existence d'un lien "désastreux" entre des trafiquants de drogue et des islamistes en Amérique latine. Et de dénoncer «Mahmoud Ahmadinejad, président de l'Iran, un Etat qui sponsorise le terrorisme. C'est un homme très dangereux, et il se trouve dans cette partie du monde", poursut l'amiral, relevant que l'Iran avait déjà ouvert 10 ambassades en Amérique latine.
Il ne s’agit pas de révélations mais d’un constat. La résistance iranienne a révélé ces faits l’an dernier, et la manière dont le régime iranien a tissé sa toile en Amérique Latine.
Dans son site fort bien documenté, le Conseil national de la Résistance iranienne (www.ncr-iran.org – en 5 langues) a publié toute une série d’articles sur cette avancée dont voici les principaux extraits : http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/3916/0/ http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/3891/0/ http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/3294/0/ Sous le couvert d’activités économiques, le régime des mollahs développe ses activités terroristes en Amérique latine. L’Organisation de la culture et de la communication islamique, organe spécialisé dans l’exportation de l’intégrisme à l’étranger, a envoyé en octobre 2007 son numéro deux, le mollah Hamid Mohammadi outre atlantique, pour renforcer l’influence de la théocratie en Amérique latine.
D’après un rapport confidentiel de Téhéran, le mollah Mohammadi s’est rendu au centre Hosseinyeh de Caracas au Venezuela, où il a prononcé un discours devant un auditoire de fidèles. Il faut signaler qu’un grand nombre d’agents liés au régime de Téhéran, venus d’un peu partout dans le monde et particulièrement du Hezbollah libanais, sont installés dans ce secteur.
Parallèlement à ces activités, les acteurs économiques et politiques du régime, cherchent à développer leur influence dans cette région. Dans ce cadre, Mohammad Ali Talebi, à titre de directeur de la planification des opérations de la société Pétropars s’est rendu au Venezuela pour annoncer la création d’une compagnie pétrolière commune entre les deux pays. Le capital commun de cette compagnie, a-t-il précisé, approche le milliard de dollars et le régime veut la domicilier en Europe.
Cette société écran du régime cherche, avec l’aide de la compagnie pétrolière vénézuelienne, à entrer dans des pays comme la Bolivie.
Des fuites récentes sur un rapport confidentiel du Conseil suprême de sécurité nationale du régime (le CSSN) montre que le Corps de gardiens de la révolution (le CGR) a mis au point un nouveau plan pour s'établir au Venezuela, au Nicaragua, en Colombie, au Mexique, en Uruguay et en Bolivie. Le travail du CGR, passé maître en l'art d'opérations secrètes, n'est pas aussi facile qu'au Moyen-Orient.
Tout d'abord, la force se concentre sur deux capitales : Managua et Caracas. Les deux pays ont reçu il y a peu la visite d'Ahmadinejad et les présidents des deux nations ont répondu à son geste en se rendant à Téhéran. La décision du ministère des Affaires étrangères du régime d'envoyer davantage de personnel dans les ambassades des deux capitales n’aurait pu être possible sans la bénédiction du CGR. De son coté, le Ministère des renseignements (le VEVAK) suit ses propres plans, et a envoyé ses agents comme diplomates au Nicaragua et au Venezuela.
Il est intéressant de savoir que des ambassades iraniennes à Managua et Caracas ont chacune été ouvertes à l'origine avec 30 employés. Aujourd'hui, elles ont considérablement augmenté leur personnel. Le régime a intensifié les soi-disant programmes culturels de ses ambassades dans la région. Les spécialistes du CGR ont déjà commencé à apprendre les tactiques de guerre aux étudiants vénézuéliens à Tachira, Miranda, Bolivar City et dans quelques autres écoles du pays.
Pour combattre leur isolement croissant, les mollahs ont conseillé au CGR de charger la Garnison Khatamolanbia de s'engager dans des joint-ventures avec les projets pétrochimiques du Venezuela. Il s'agirait d'une usine de transformation de méthanol avec un budget de 700 millions de $. De telles usines pourraient produire jusqu'à 61 millions de tonnes de Méthanol raffiné par an.
Hormis un projet gazier, 1 milliard de $ a été alloué à l'investissement dans le domaine pétrolier, les machines agricoles et la construction de 7000 maisons parmi beaucoup d'autres promesses d'Ahmadinejad lors de son dernier voyage au Venezuela. Pour obtenir l'appui de Managua en faveur de sa politique, il a distribué dans ce pays 80 tracteurs Veniran, un produit fabriqué en commun par l'Iran et le Venezuela.
Des investissements dans l'aluminium, l'acier et l'industrie du bois figurent au nombre des contrats signés par l'Iran et le Venezuela. Téhéran espère vivement ouvrir une branche de la Banque Saderat à Caracas pour compenser les effets des sanctions sur son secteur bancaire.
Pourquoi les mollahs vont-ils aussi loin que l'Amérique du Sud ? La stratégie est double : d'abord pour obtenir un soutien pour leur politique impopulaire de prolifération nucléaire et ensuite pour apporter une bouffée d’oxygène à leurs plans terroriste le plus près possible des côtes américaines.
Une série alarmante d'arrestations par le FBI a donné l'alerte, poussant chacun à se demander jusqu'où pouvait aller le bras du corps des gardiens de la révolution iraniens (CGR) et sa Force Qods.
Après la neutralisation du plan voulant faire sauter la réserve de carburant de l'aéroport JFK du New Jersey, on a trouvé des empreintes digitales des mollahs un peu partout.
Le 3 juin, on annonçait que deux suspects avaient été arrêtés à Trinidad et Tobago. Un homme de 55 ans, Abdul-Qader, se rendait au Venezuela pour y obtenir un visa de l'ambassade d'Iran.
Abdul-Qader était un ami proche d'un dénommé Mohammad Hassan Ebrahimi dont on a découvert le corps en 2003 près de Georgetown, la capitale de la Guyane, enterré dans un fossé rempli de sable. En 1981, le Centre d'études islamiques de Qom avait envoyé en Guyane Ebrahimi qui parlait parfaitement l'anglais, l'arabe et l'espagnol pour diriger le Collège d’études islamiques et servir d'imam du vendredi aux chi'ites de cette région.
À l’époque, Ebrahimi rendait compte directement à un mollah de haut rang, membre de l'Assemblée des Experts du régime iranien et procureur général, Ali Namazi. Sa vraie mission était cependant de préparer le terrain aux unités de la Force Qods pour recruter et entraîner des agents dans cette île des Caraïbes et plus tard aux Etats-Unis.
Au cours de ses années passées en Guyane, il était en relations constantes avec : • Ahmad Sobhani, l'ambassadeur de régime au Venezuela; • Abdul-Qader, ancien député de Guyane; • Le Dr Mohsen Nakhez, ressortissant de Trinidad; • Un ingénieur nommé Esmail Loqman, ressortissant de Trinidad; • Robert Holly Moussa, de l'Université de Georgetown; • Ali Ashraf, un employé de l'Université de Guyanne.
Après le meurtre d'Ebrahimi dans les bois des faubourgs de Georgetown, un commando du ministère iranien des Renseignements et de la Sécurité (le VEVAK) a été envoyé en Guyane pour enquêter sur sa mort. Le chef du commando se faisait appeler Habib Ansari et se faisait passer pour un oncle de la femme d'Ebrahimi. Dans son enquête, le commando est tombé par hasard sur un groupe nommé le Fantôme, connecté au Ministère de l'Intérieur de l'île. Le rapport dit que l'assassinat a été commis par le Fantôme en coopération avec les Etats-Unis.
Abdul-Qader est bien lié au milieu du renseignement du régime iranien. Il s'est rendu en Iran à plusieurs reprises où il a rencontré diverses personnes, notamment : • Morteza Tavassoli, l'ancien ambassadeur du régime au Venezuela ; • Ali Salehi, l'ancien ambassadeur général du régime en Amérique Latine ; • Un agent des mollahs au Canada dont l'identité n'a pas été révélée.
L’affaire de l’aéroport JFK est le haut de l'iceberg que les mollahs ont en tête pour le reste du monde. Un idéal tiré de la vision de Khamenei d'un Empire islamique s'étendant du Moyen-Orient aux portes de l'Australie. |