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Liban: la majorité refuse de négocier avec un pistolet sur la tête (Hariri) Print E-mail
mercredi, 14 mai 2008

Iran Manif - La majorité parlementaire antisyrienne au Liban refuse de négocier "avec un pistolet pointé sur la tête", avec l'opposition emmenée par le Hezbollah chiite, a affirmé mardi le chef de la majorité, le député Saad Hariri.

"Certains nous appellent à la table des négociations alors que nous avons des pistolets pointés sur la tête. Cela ne se fera pas même si on nous tire des balles dans la tête", a affirmé Saad Hariri lors d'une conférence de presse, six jours après le début d'affrontements meurtriers entre partisans de la majorité et de l'opposition.

Le Hezbollah, qui a pris d'assaut plusieurs quartiers de l'ouest de Beyrouth la semaine dernière, demande que le Premier ministre Fouad Siniora annonce publiquement l'annulation de récentes mesures prises à son encontre, et accepte une invitation au dialogue lancée par le président du Parlement Nabih Berri, l'un des chefs de l'opposition.

Le gouvernement avait décidé la semaine dernière d'enquêter sur un réseau de télécommunications installé par le Hezbollah à travers le pays, et de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth, présenté comme un proche du mouvement chiite.

Ces décisions ont été qualifiées par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de "déclaration de guerre".
 
M. Hariri qui s'exprimait mardi au moment où les médias appartenant à sa famille ont recommencé à émettre, a assuré aussi que l'opposition, soutenue par Damas et Téhéran, n'obtiendrait pas de la majorité qu'elle "se soumette aux régimes iranien et syrien".

"Ils demandent à Beyrouth de lever le drapeau blanc, ainsi qu'à Saad Hariri, à Walid Joumblatt (un leader de la majorité) et aux forces du 14 mars (la majorité parlementaire, ndlr) de signer pour le retour du régime syrien au Liban ou de confier la prise de décision au Liban aux régimes syrien et iranien", a affirmé M. Hariri.

"Ceci est impossible, ils n'obtiendront pas notre signature pour une soumission à ces deux régimes", a-t-il dit.
M. Hariri a par ailleurs affirmé que le commandant en chef de l'armée, Michel Sleimane, demeurait aux yeux de la majorité le "candidat consensuel" pour être élu à la présidence de la République.

Le Liban traverse sa plus grave crise politique depuis la fin de la guerre civile en 1990 et se trouve sans chef d'Etat depuis novembre, l'opposition et la majorité ne parvenant pas à se mettre d'accord sur un partage du pouvoir.

Cette crise a dégénéré depuis le 7 mai en violences qui ont fait 62 morts et environ 200 blessés.

(AFP)
 
 

 
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