| Le président Bush en Europe pour accroître la pression sur l'Iran |
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| mardi, 10 juin 2008 | |
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Iran Manif - Le président américain George W. Bush a commencé lundi une tournée d'adieux en Europe où il compte notamment demander à l'UE des sanctions financières plus efficaces contre l'Iran, à qui les grandes puissances s'apprêtent à faire de nouvelles propositions sur le nucléaire. Le président est arrivé lundi soir vers 19H00 GMT en Slovénie pour cette tournée, qui débutera mardi par un sommet UE/Etats-Unis près de Ljubljana et se poursuivra par des visites en Allemagne, en Italie, au Vatican, en France et au Royaume-Uni. Parmi les autres questions clés au menu de cette tournée d'une semaine figure la crise nucléaire iranienne. "Il y a des activités bancaires iraniennes qui pourraient être limitées, il pourrait y avoir des restrictions supplémentaires en accord avec la résolution 1803", adoptée en mars par le Conseil de sécurité de l'ONU pour renforcer les sanctions contre l'Iran, a dit le diplomate à des journalistes. Il s'est plaint de la "bureaucratie" de l'UE nécessaire "pour prendre de telles décisions. Les Etats-Unis souhaitent que l'UE s'en prenne à la grande banque commerciale iranienne Melli Bank en empêchant ses bureaux européens - situés à Londres, Hambourg et Paris - de fonctionner. Les pays de l'UE sont disposés à le faire et étudient de nouvelles sanctions dans ce sens mais attendent que la nouvelle offre de coopération des grandes puissances sur le dossier du nucléaire soit d'abord présentée à Téhéran. Le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana a indiqué lundi à l'AFP en Slovénie qu'il se rendrait "probablement le 15" juin à Téhéran pour présenter cette offre "rafraîchie" des six grands pays impliqués dans les négociations sur le nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, Allemagne, France, Grande-Bretagne), sans vouloir en révéler le contenu. Dans le projet de déclaration commune qu'ils veulent rendre publique mardi à l'issue de leur sommet, l'UE et les Etats-Unis s'engagent du reste à "mettre en oeuvre pleinement" les sanctions déjà adoptées et se disent de nouveau prêts "à ajouter des mesures supplémentaires". La situation au Zimbabwe avant le deuxième tour de l'élection présidentielle sera un autre sujet fort du sommet entre le président Bush et l'UE, représentée par M. Solana, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays aussure la présidence tournante de l'UE. Ils comptent demander ensemble au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, d'envoyer "immédiatement" dans le pays des observateurs pour empêcher des violations des droits de l'homme, selon le projet de texte commun. Après la Slovénie, la tournée de M. Bush se poursuivra en Allemagne, en Italie, au Vatican, en France et au Royaume-Uni. Juste avant son départ, M. Bush a également indiqué vouloir parler avec les Européens de la trop forte dépendance des pays industrialisés à l'égard des hydrocarbures, compte tenu de la flambée des prix. Il a aussi évoqué la question de l'Afghanistan, pays pour lequel il espère obtenir plus de soutiens de la part de ses alliés européens. Dans une Europe très remontée contre son attitude face au réchauffement climatique, M. Bush tâchera en outre d'obtenir une coopération plus forte sur une initiative qui implique les 16 principales économies du monde. (AFP) |




