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L'Iran au menu du dernier sommet USA-UE de Bush Print E-mail
mercredi, 11 juin 2008

Iran Manif - L'ultime sommet entre l'Union européenne et les Etats-Unis de George W. Bush, mardi en Slovénie, a paru dominé par la question du nucléaire iranien. Sur d'autres dossiers délicats, comme le changement climatique, la réunion de Brdo n'a pas semblé vraiment rapprocher les positions de Washington et l'UE.

Les Etats-Unis et leurs partenaires européens ont menacé l'Iran de nouvelles sanctions s'il ne gèle pas ses activités sensibles comme l'enrichissement d'uranium, de façon vérifiable par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le régime des mollahs a le choix entre "risquer l'isolement" et "avoir de meilleures relations avec nous tous", a lancé George W. Bush.

Le groupe des Six -les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne- travaille actuellement à une nouvelle série de sanctions mais aussi d'incitations pour obliger Téhéran à revoir ses ambitions nucléaires. Le Haut représentant de la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, compte se rendre bientôt à Téhéran pour convaincre les dirigeants iraniens d'accepter des négociations de sortie de crise.

George W. Bush et les Vingt-Sept assurent croire qu'"une solution négociée, mutuellement satisfaisante, reste ouverte à l'Iran". Ils se disent déterminés à poursuivre l'application des trois séries de sanctions votées par le Conseil de sécurité mais aussi prendre de "nouvelles mesures" si cela ne suffit pas.

La déclaration finale ajoute que les Etats-Unis et l'Union européenne veilleront à ce que "les banques iraniennes ne puissent pas abuser le système bancaire international pour soutenir la prolifération et le terrorisme".

Devant la presse, George Bush a par ailleurs évoqué les difficultés de l'économie américaine et la crise financière mondiale. Le chef de la Maison Blanche a notamment paru écarter une intervention du gouvernement américain pour renforcer la devise américaine. Tout en disant croire à la politique du dollar fort, il a expliqué que ce sont les économies mondiales qui finiraient par fixer la valeur du billet vert.

Sur le changement climatique, le président des Etats-Unis, qui avait refusé de ratifier le protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), veut croire à la possibilité d'un accord durant son dernier mandat, qui s'achève le 20 juin... Mais il a répété qu'aucun accord ne pourrait être efficace sans la Chine et l'Inde.

Washington reste en désaccord avec ses principaux alliés sur la stratégie à adopter face au réchauffement de la planète. Les Etats-Unis refusent notamment tout objectif contraignant de réduction des émissions de GES.

Le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays s'apprête à laisser la présidence de l'UE à la France, a reconnu que les Vingt-Sept et les Etats-Unis pouvaient avoir des approches différentes pour relever certains de leurs défis communs. Il a admis qu'un accord sans les pays en développement ne saurait constituer qu'une solution à court terme, mais souligné que les pays "les plus développés doivent assumer le premier rôle".

George W. Bush et ses partenaires européens se sont retrouvés pour trois heures de réunion et un déjeuner de travail dans un bâtiment de verre moderne sur le domaine de Brdo surplombé par les monts slovènes. Le président américain a ensuite tenu une conférence de presse sur une verte pelouse inondée de soleil près du château de Brdo, avec Janez Jansa et le président de la commission européenne José Manuel Barroso.

M. Bush retrouvait mardi soir la chancelière allemande Angela Merkel pour dîner, avant de poursuivre sa tournée européenne qui doit le conduire en Italie, en France et en Grande-Bretagne.

(Associated Press)

 
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