| L'Irak a accepté de renouveler l'accord pétrolier avec la Jordanie (Premier ministre jordanien) |
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| samedi, 14 juin 2008 | |
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Iran Manif - L'Irak a accepté jeudi de renouveler pour trois ans un accord de 2006 sur la vente de pétrole à la Jordanie à un prix préférentiel, a annoncé le Premier ministre jordanien, Nader Dahabi, à l'issue de discussions à Amman avec son homologue irakien, Nouri al-Maliki. "L'accord courait jusqu'à août de cette année, mais l'Irak a accepté de le renouveler pour trois ans à un tarif préférentiel", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Maliki après deux heures de discussions. Un responsable jordanien a déclaré à l'AFP que le royaume payait le baril de pétrole irakien 18 dollars de moins que le prix d'août 2006 qui avoisinait 75 dollars le baril sur les marchés mondiaux. Mais le prix du baril dépasse désormais les 130 dollars. "Les livraisons de pétrole ont connu des difficultés liées à la sécurité par le passé, mais la situation s'est améliorée et nous avons évoqué des mécanismes pour livrer du pétrole à la Jordanie", a déclaré M. Dahabi sans donner de précisions. La Jordanie a augmenté la semaine dernière les prix de l'essence de 10% du fait de la flambée du baril. Il s'agissait de la cinquième augmentation des prix à la pompe décidée en autant de mois. Le chef du gouvernement irakien a dit avoir évoqué à Amman la situation des 750.000 Irakiens réfugiés en Jordanie, qui a estimé le coût de leur prise en charge à plus de deux milliards de dollars. "La situation s'est améliorée en Irak sur le plan de la sécurité et des conditions de vie et ceux qui veulent revenir dans leur pays recevront toute l'aide et tous les encouragements que le gouvernement irakien peut leur donner", a dit M. Maliki. "Le gouvernement irakien a débloqué 195 millions de dollars pour aider les familles irakiennes souhaitant rentrer chez elles", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions. Les Etats-Unis font pression sur leurs alliés arabes pour qu'ils normalisent leurs relations avec l'Irak afin de contrebalancer l'influence de l'Iran accusé par l'administration de George W. Bush d'ingérences chez son voisin irakien. (AFP) |




