| Iran: libération d'un ex-chef de la police arrêté pour proxénétisme |
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| lundi, 16 juin 2008 | |
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Iran Manif - Un ancien responsable de la police iranienne, arrêté officiellement pour acte "immoral", officieusement pour proxénétisme, a été libéré sous caution, a déclaré samedi le procureur général de la province de Téhéran, rapporte l’AFP. L'ex-chef de la police de Téhéran, le général Reza Zare’i, a été dégradé au rang de colonel et mis à la retraite. Arrêté il y a environ cinq mois, il a été libéré après avoir payé une caution de 500 millions de rials (35.000 euros). Zare’i avait été arrêté dans son propre lupanar, entourée de prostituées. Quand on sait qu’il a lancé une campagne de répression cruelle à très grande échelle contre les femmes « mal-voilées » et les jeunes, faisant des centaines de milliers d’arrestations et officialisant les lynchages dans les rues, on prend la mesure de l’injustice régnant sous les mollahs. Il faut aussi rappeler que la prostitution et le trafic de femmes et de jeunes filles sont un véritable fléau en Iran qui touchent toutes les couches sociales, vu que les femmes n’ont aucun droit, n’étant pas considérées comme des êtres humains par la constitution des mollahs. La pression de la misère poussent beaucoup de femmes sur le trottoir pour survivre et faire vivre la famille. face à la violence familiale, des milliers de jeunes filles fuguent vers les grandes villes où elles tombent dans les mailles de réseaux de prostitutions qui les exploitent ou les exportent dans tous les pays du Golfe. Ces réseaux sont dirigés par des mollahs, des gardiens de la révolution, des miliciens du Bassidj. L’arrestation de Zare’i tient plus au règlement de compte et au purges internes qu’à une quelconque infraction dans un régime qui a légalisé toutes les violations des droits de l’homme. Laissons le mot de la fin à son collègue : Interrogé par le site internet ultra-intégriste Tabnak, le chef de la police des mollahs, Moghaddam a précisé que Zare’i avait "commis au plus (sic) un acte personnel indigne", mais qu’ « il n'était pas question de six femmes » ; certes, il devqit en exploiter beaucoup plus. |




