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Les Iraniens peuvent arrêter les plans nucléaires des mollahs Print E-mail
samedi, 21 juin 2008
Middle East Times, 16 juin - Les grandes puissances mondiales ont proposé un nouveau paquet de mesures incitatives à l'Iran, y compris une coopération nucléaire et économique à long terme dans l’espoir de le voir respecter les résolutions du Conseil de sécurité l'appelant à suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

Mais, ce faisant, la Grande-Bretagne, France, Allemagne, la Chine et la Russie ainsi que l’administration de George W. Bush semblent hermétiques au fait que les hauts dirigeants du régime, y compris le Guide suprême Ali Khamenei, ont déjà exclu en termes clairs tout accord qui demanderait à Téhéran de mettre fin à l'enrichissement. Et il y a tout lieu de penser qu'ils l'ont fait, parce que le régime a besoin de l'enrichissement pour avoir une bombe atomique.

En outre Khamenei a déclaré ouvertement le 30 avril que la République islamique résistera aux «menaces ou aux sanctions» de l'ONU et «fera de toute menace de l’ennemi une occasion de poursuivre ses progrès."

Le véritable malaise, c’est qu’avec la Chine et la Russie susceptibles de bloquer la résolution de sanctions du Conseil de sécurité de visant le secteur pétrolier de l’Iran, l'Occident semble impuissante à empêcher l'Iran de poursuivre des activités qui constituent une grave menace pour la paix et la sécurité dans le monde.
 
Alors que de nombreux pays avec les États-Unis et l'Union européenne ont menacé en apparence le régime d’une action punitive pour son comportement peu scrupuleux, le plus étrange c’est que et les États-Unis et l'Union européenne ont aidé les mollahs à réprimer leur plus grand ennemi, le peuple iranien.
 
L'ancienne administration américaine de Bill Clinton a mis le principal mouvement d'opposition démocratique iranien, l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), sur sa liste des organisations terroristes comme un «geste de bonne volonté », selon ses termes, en direction des modérés au sein du régime alors qu’il n’en existait pas. Et l'UE, sous les auspices britanniques, a suivi en 2001 dans le cadre d'une vaine politique d ' «engagement constructif».

Et qu’est-il sorti de tout cela ? Le résultat net c’est que la seule force capable d’apporter un changement démocratique à long terme en Iran a trouvé des obstacles mis sur sa route par l'Occident, et pendant qu’il a dû se battre en justice afin de regagner le droit de travailler pour le peuple iranien et apporter la démocratie en Iran, les centrifugeuses avancées capables de produire de l'uranium hautement enrichi ont tourné en Iran dans les sous-sols du site nucléaire de Natanz, au mépris de quatre résolutions de l'ONU.

Le peuple iranien aspire et lutte pour un changement. Ils se moquent du mot célèbre Mahmoud Ahmadinejad disant "l'énergie nucléaire est notre droit inaliénable", et au lieu de cela les jeunes crient «la liberté notre droit inaliénable est ".
 
Des centaines d'étudiants dans la ville de Tabriz au nord-ouest ont participé à une manifestation contre le gouvernement, qui s'est poursuivie d’avril à mai. Dix-sept ont été admis à l'hôpital après être passés par une grève de la faim.

L’OMPI a joué un rôle déterminant dans l'organisation de protestations étudiantes, en particulier à Téhéran. Mais 90 pour cent de son énergie et de ses ressources ont été consacrées à la tâche de se libérer d'être injustement listés comme une organisation terroriste.

En Grande-Bretagne, il a marqué une grande victoire le 7 mai, lorsque la Cour d'appel, présidée par le Lord Chief Justice lui-même, a ordonné au gouvernement de lever ce que le tribunal de grande instance avait auparavant qualifié d’interdiction "perverse" de l’OMPI, en reconnaissant que le groupe n'a été en aucune façon impliqués dans le terrorisme. Le Foreign Office de la Grande-Bretagne a accepté à contrecœur la défaite mais a déclaré qu’il ne développerait pas de relations avec le groupe – craignant apparemment la réaction de Téhéran si cela se faisait.

Puisque l’inscription du groupe sur la liste noire de l'UE est fondée sur la décision britannique, il y a de bonnes raisons d'espérer que la Cour européenne de justice, qui est en train d'évaluer le statut de l’OMPI, ordonnera aux 27 pays du bloc de lever aussi leur interdiction.
 
Plutôt que d'offrir des concessions à Téhéran pour tenter de le convaincre de mettre un terme à l'enrichissement quand il a déjà refusé purement et simplement de le faire, les États-Unis et l'UE devraient maintenant lever leur interdiction illicite de l’OMPI et leur permettre d’utiliser ses ressources pour mobiliser le peuple iranien contre le régime le plus destructeur de notre temps avant qu’il n’obtienne l'arme la plus dangereuse de notre époque.

Par Lord David Waddington a été ministre de l’intérieur sous le gouvernement de Margaret Thatcher.

 
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