| Iran : La prostitution à Téhéran touche d'abord les femmes mariées (étude) |
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| mercredi, 02 juillet 2008 | |
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Iran Manif - Les femmes mariées sont plus nombreuses que les célibataires à se livrer à la prostitution dans la capitale iranienne, selon une étude universitaire sur le sujet citée mercredi par le journal Sarmayeh. "Selon de récentes recherches réalisées à Téhéran, le phénomène de la prostitution concerne un plus grand nombre de personnes mariées que de célibataires", a dit Kazem Rasoulzadeh Tabatabai, spécialiste des études sur les femmes, cité par le journal. L'universitaire a aussi expliqué, lors d'une conférence sur le sujet à Téhéran, que le phénomène touchait un nombre croissant de jeunes femmes. "L'âge moyen des prostituées était au dessus de 30 ans dans les années 1980 et 1990 mais il est maintenant tombé à 15 ans et au dessus", a dit M. Tabatabai, qui dirige une unité de recherche sur "les femmes et filles en danger" à l'Université Tarbiat Modares. Cherchant à justifier cette catastrophe sociale, l'universitaire ressert la thèse officielle faisant des femmes des coupables : "si les prostituées cherchaient à subvenir auparavant à leurs besoins essentiels, maintenant c'est un moyen d'obtenir le superflu". En réalité dans un régime où la femme n'a aucun droit, est officiellement considérée comme un être de second rang, et où l'idéologie au pouvoir a instauré un apartheid sexuel cruel, les femmes en général connaissent des conditions de vie insupportables. Il faut encore ajouter que les réseaux de prostitution et de trafic de femmes et de jeunes filles sont tous dirigés par ou avec la bénédiction du pouvoir. Dqns un pays où la moindre opposition est sauvagement réprimée, on comprend mal l'explosion exponentielle de ce phénomène sans l'approbation et les profits faramineux qu'en tire le pouvoir en place. Il y a peu, le commandant en chef de la police avait été retrouvé dans son bordel particulier entouré de six de ses prostituées nues. Arrêté et emprisonné, il a été libéré depuis. Ses collègues ont protesté contre le nombre de pauvres filles, assurant qu'elles étaient "habillées". Ils n'ont pas dit si ses victimes ont été pendues ou lapidées, ou bien revendues à des collègues. "Le phénomène de la prostitution, qui était plus courant chez les migrants (dans la capitale), est maintenant plus répandu chez les résidents", a expliqué l'universitaire en remarquant qu'il concerne aussi un plus grand nombre de personnes éduquées. Selon un autre participant à la conférence, intitulée "L'islam et les maux de la société", la pauvreté reste toutefois un facteur clé pour de nombreuses prostituées. (avec AFP) |



