| Iran-Nucléaire : Une politique européenne à reculons |
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| vendredi, 04 juillet 2008 | |
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Iran Manif - Le 28 juin Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, s’exprimait devant 70.000 Iraniens et de multiples délégations internationales de parlementaires à Villepinte en région parisienne. Elle a vivement reproché aux apologistes de la complaisance la ligne très dangereuse qu’ils suivent avec les mollahs, a qualifiant de politique de la marche arrière. Elle leur impute également quatre erreurs de taille. En voici des extraits : La Résistance iranienne a révélé en 2002 les sites atomiques du régime. Ces six dernières années, la Résistance a procédé à au moins 80 révélations de divers éléments relatifs à la fabrication de la bombe atomique par le régime. Elle a été le principal facteur de la prise de conscience du monde sur le danger nucléaire du fascisme religieux. Mais les gouvernements occidentaux ont seulement fait perdre du temps au monde, et fait gagner du temps aux mollahs. Oui, quatre années de négociations et deux années de politique de mesures incitatives, soit en tout, six années de reculs successifs : - Quand les mollahs ont brisé le silence sur leurs installations nucléaires et entamé l’enrichissement de l’uranium, les gouvernements occidentaux ont reculé en adoptant la politique des paquets de mesures incitatives. A propos, est-ce que plus vous graissez la patte des mollahs, plus leur appétit pour la bombe atomique grandit ? Vous avez sûrement entendu l’histoire des souris et du chat qu’Obeid Zakani a raconté il y a six siècles. Les souris avaient décidé, pour modérer la violence du chat, de lui offrir des cadeaux. Non, ne croyez pas que les offres de mesures incitatives soient quelque chose de nouveau ! Comme il est étonnant que certains n’aient pas encore compris que le fascisme religieux fuit tout changement, parce que cela l’entraînerait immédiatement vers son renversement. Aujourd’hui ces derniers donnent moins de prix à leur opinion mais imposent au monde une guerre et une catastrophe. A ceux qui ont accepté le marchandage et la complaisance avec ce régime, ou qui ont peur et s’inquiètent de le voir changer, nous disons ceci : Vous avez fait quatre erreurs de calcul fondamentales. La première c’est que vous avez cru aux illusions propagées par les mollahs. Ils mettent en avant leur terrorisme et leur sauvagerie comme un signe de la puissance de leur régime décrépit et vous avez peur de lui. Votre deuxième grossière erreur, c’est que vous ne savez pas à quel point le peuple iranien hait ce régime, ou bien vous feignez de ne pas le savoir. Les lobbies du régime propagent l’idée que face à la fermeté de la communauté internationale, comme un boycott, la population soutiendrait les mollahs et vous, vous répétez cette contre-vérité. Ne savez-vous donc pas que le peuple iranien vit un enfer aux mains de ces pilleurs, de ces bourreaux qui manient le fouet et les grues de pendaison ? Votre quatrième erreur, c’est de n’avoir pas pris en compte la véritable solution de la crise iranienne. Certes, la crise iranienne est un problème de taille. Mais il y a une main qui délie les nœuds et c’est la Résistance iranienne. C’est une résistance qui allume le moteur des mouvements sociaux et des grandes révoltes en Iran. C’est une résistance qui, en s’appuyant sur ces Moudjahidine du peuple, est considérée comme l’antithèse du fascisme sous le couvert de l’islam et du chi’isme, qui ces trente dernières années a anéanti les bases soi-disant islamiques de ce régime aux yeux du peuple iranien et qui a dénoncé sa démagogie. C’est une résistance qui porte l’étendard de la troisième voie et ce sont le combat et le dévouement de ses membres et sympathisants qui feront triompher la Troisième Voie. Une résistance dirigée par Massoud Radjavi qui a cristallisé l’idéal de la liberté du peuple iranien dans un mouvement puissant aux racines profondes et qui l’a renforcé au fil des tempêtes et des épreuves. De sorte qu’il a pu faire jaillir du cœur du fléau et des malheurs successifs de grands acquis, et qu’il a pu dans les circonstances les plus complexes des trente dernières années, faire avancer une ligne fondée sur des principes. Avec une patience remplie de souffrances, au prix du plus grand tribut, il a fait apparaître l’horizon de la victoire. Oui, il est vrai que dans le ciel du désespoir, il a fait briller l’étoile de l’espérance. |
Droits de l’Homme





