| Iran/nucléaire: "difficile" selon Solana, Téhéran reste ferme |
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| lundi, 07 juillet 2008 | |
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Iran Manif - Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana a qualifié de "difficile" et "compliquée" la réponse de Téhéran à une nouvelle offre des grandes puissances sur le nucléaire, alors que l'Iran réaffirmait sa volonté de ne rien céder sur ses "droits". La réponse transmise vendredi par l'Iran est une "lettre difficile et compliquée, qu'il faut bien analyser", a déclaré M. Solana lors d'un point de presse en marge d'un séminaire UE-Otan à Paris. "On verra, mais je ne veux pas donner des impressions complètement optimistes. C'est difficile", a dit M. Solana, qui s'est refusé à toute précision sur le contenu de la réponse iranienne qui pourrait entraîner la mise en œuvre de nouvelles sanctions. Il a précisé que les six grandes puissances en charge du dossier (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) continuaient de "discuter". Les Six cherchent en vain depuis de longs mois à obtenir des garanties sur la suspension par l'Iran de toute opération d'enrichissement d'uranium pour contrer les risques d'un usage militaire et de prolifération nucléaire. L'impression d'un certain embarras du côté des Occidentaux a été renforcée par les commentaires du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. "Je ne pense pas que ça donne un grand espoir", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "Mais ça donne un petit espoir". Les Etats-Unis ont indiqué pour leur part dimanche qu'ils allaient consulter leurs alliés sur la réponse iranienne. Le président russe Dmitri Medvedev, qui participe au Japon à son premier sommet du G8, a promis de coopérer sur ce dossier. Moscou, qui entretient des relations privilégiées avec l'Iran, "va stimuler par tous les moyens le dialogue avec Téhéran mais attend des signaux correspondants de la direction de ce pays", a assuré son conseiller diplomatique Sergueï Prokhodk. Simultanément, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad maintenait la pression en affichant une fermeté intacte à l'égard des Occidentaux. "C'est un scénario répétitif ; d'un côté ils demandent à négocier et de l'autre ils menacent et disent que nous devons nous plier à leurs demandes illégales et renoncer à nos droits", a-t-il déclaré, cité par l'agence Irna. "Des négociations dans un climat non équilibré ne donneront aucun résultat", a-t-il prévenu. L'ouverture de négociations sur l'offre des grandes puissances est conditionnée à la suspension des opérations d'enrichissement d'uranium. M. Solana a néanmoins laissé ouverte la possibilité d'une période de pré-négociation, pendant laquelle les Six ne renforceraient pas les sanctions tandis que l'Iran ne mettrait pas en route de nouvelles centrifugeuses, selon des sources diplomatiques. L'offre présentée mi-juin à Téhéran est une version légèrement remaniée d'une proposition faite en juin 2006 par M. Solana, et refusée par les Iraniens. Elle propose à Téhéran d'engager des négociations sur un éventail de thèmes allant de l'énergie nucléaire à la politique, en passant par l'économie, un partenariat énergétique, l'agriculture, l'environnement et l'aviation civile. Israël n'a pas exclu un recours à la force contre l'Iran en réponse à son programme nucléaire. Commentant cette éventualité, M. Kouchner a indiqué : "nous en tenons compte très largement. C'est un élément, mais pas le seul" (AFP) |




