| Irak: l'économie du pèlerinage, un marché énorme en plein essor |
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| vendredi, 11 juillet 2008 | |
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Iran Manif - Par centaines de milliers, les pélerins iraniens visitent
chaque année les lieux saints du chiisme en Irak depuis la chute de
Saddam Hussein, et leur nombre doit encore croître, constituant une
source importante de revenus.
Leurs destinations sont les villes de Najaf, où se trouve le mausolée de l'imam Ali, fondateur du chiisme, et de Kerbala, où est enterré l'imam Hussein, figure légendaire de ce courant de l'Islam, majoritaire en Iran et en Irak. Ils se rendent également à Bagdad, dans la mosquée de Kazimiyah, où reposent deux autres imams chiites très révérés. "L'économie du pélerinage est un marché énorme", souligne Hosham Dawod, anthropologue au CNRS (Centre national de recherche scientifique) français. "Pour 2007, les chiffres avancés sont de deux millions de pélerins en Irak, dont près de 90% d'Iraniens", explique le chercheur, précisant que "ces chiffres sont sujets à caution en l'absence de statistiques officielles". Selon Ahmed al-Fatlawi, membre du Conseil de la province de Najaf, pour 2008, "si nous multiplions par quatre le nombre de visiteurs à Najaf au premier trimestre, le chiffre annuel serait de 788.000, dont 517.000 Iraniens, venant pour l'instant par la route". Fermé depuis l'invasion américaine de 2003, l'aéroport de Najaf va rouvrir le 20 juillet avec des liaisons fréquentes avec Téhéran. "L'ouverture de l'aéroport et l'amélioration de la sécurité devraient nous porter à un million en 2009", a souligné Ahmed al-Fatlawi. Outre les dépenses pour leurs séjours, "les visiteurs iraniens doivent payer 60 dollars chacun, dont 40 dollars pour le visa, 11 pour les sociétés de sécurité et de tourisme, 4 pour Najaf et 5 pour Kerbala", explique M. Fatlawi. Pour le moment, selon M. Fatlawi, "le gouvernement central n'a pas reversé un dollar", accumulant notamment une dette de "200 millions de dollars" envers Najaf. (AFP) |
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