| Iran : petite purge entre amis |
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| mardi, 29 juillet 2008 | |
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Iran Manif – « Exécutez, éliminez », pour parodier une célèbre publicité, pourrait être le mot d’ordre d’un régime en pleine débandade. S’ils manient les exécutions à un rythme infernal – encore trois ce matin, soit 55 pour le mois de juillet – afin de contenir le tsunami de révolte qui se lève, les mollahs sont aussi obligés d’élaguer au coupe-coupe dans leurs propres rangs pour ne garder que la garde rapprochée, celle qui soutient sans ciller le pouvoir et sans quémander de restes. C’est ainsi que l'ancien directeur de l'agence de presse ILNA vient de se faire condamner à trois mois et un jour de prison pour « propagation de fausses nouvelles », a rapporté lundi l'agence ISNA. Que les bien-pensants ne brandissent surtout pas une atteinte à la liberté de la presse qui n’existe pas en Iran. On se souvient sous Khatami d’un quotidien économique Asia qui avait publié le 4 juillet la photo de l’AFP de Maryam Radjavi, la présidente élue de la résistance iranienne. Le journal avait été fermé et le directeur, sa famille et ses collaborateurs emprisonnés. Il serait temps de tordre le cou aux mythes propagés par le lobby des pétromollahs voulant faire croire que sous le mandat de Khatami, la presse aurait connu une petite bouffée d’oxygène. La vérité c’est qu’à l’époque de Khatami, le régime s’est retrouvé avec une série de défections et d’abandon dans les rangs des bourreaux et autres responsables des gardiens de la révolution. Pour ne pas les laisser s’éparpiller dans la nature et les garder sous contrôle, il les avait recyclés en hommes d’affaires et en journalistes, rédacteurs en chef et éditorialistes de tout poil. Effectivement, une flopée de titres était apparue, et il est franchement cynique de faire passer cette presse de fond de salles de torture et de couloirs de prison pour des médias modérés. Les milliers de victimes mortes sous la torture ou exécutées en savent quelque chose. Evidement, se prenant au jeu, ces criminels étalaient leurs analyses et réclamaient pour leur compte la liberté d’expression qu’ils avaient volée au peuple. Il est non seulement regrettable, mais aussi inquiétant que la presse – libre – occidentale les ait alors encensés du titre de journalistes. Qui plus est, lorsque Khamenei a serré la vis, et que les purges ont commencé, la même presse en occident s’est insurgée au nom de la liberté de la presse de voir une bonne partie de ces individus renvoyés d’où ils sortaient, en prison, mais cette fois derrière les barreaux pour goûter à leur tour du fouet qu’ils avaient si bien manié. Il est quand même déplorable que cette même presse n’ait pas levé le bout du crayon pour dénoncer les crimes des tortionnaires torturés. Bref, Khamenei, aidé d’Ahmadinejad, poursuit ses purges à tour de bras. Le rythme là aussi devrait s’accélérer vu les coups très douloureux que l’opposition vient d’infliger au régime : une majorité de députés français et une autre en Italie ont apporté en juillet leur soutien à Maryam Radjavi et à sa troisième Voie. En juin 70.000 Iraniens ont procédé à un véritable plébiscite de la démocratie avec la présidente élue du CNRI. Et peu avant le parlement britannique radiait les Moudjahidine du peuple d’Iran de la liste noire du Royaume Uni. Beaucoup de gifles en peu de temps. Les mollahs n’ont pas eu le temps de se remettre de cette volée, et tapent dans tout ce qui bouge. |
Les mollahs au pouvoir





