| Attentats en Algérie : le cadeau empoisonné des mollahs dans les bagages de retour de Bouteflika |
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| mardi, 19 août 2008 | |
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Iran Manif - Août 2007, visite d’Ahmadinejad, président des mollahs en Algérie. Un an et une dizaine d’attentats plus tard, c'était au tour de Bouteflika, le président algérien de se rendre en Iran. Sans surprise, comme les guillemets d'une phrase, ce voyage a été ouvert et refermé par des attentats en Algérie; le dernier en date avec ses 43 morts, ressemble à des points de suspension, annonçant d’autres tragédies. L’examen rapide de cette série meurtrière permet de découvrir qu’elle porte le cachet des attentats qui ensanglantent l’Irak, avec les mêmes techniques : véhicules piégés, kamikazes, attentats aveugles contre la population, les forces de l’ordre ou les institutions internationales ciblées. Or en Irak, la totalité des opérations terroristes sont pensées, financées et exécutées par le régime iranien. On se souvient que pour sa visite en Algérie en 2007, Ahmadinejad était accompagné d’une forte délégation de commandants des pasdaran devenus hommes d’affaires, chefs d’entreprises et hauts responsables de banques. Et lors de son récent voyage en Iran, le président algérien a signé un accord de coopération douanière et bancaire. Les autres accords qui portaient sur une cimenterie ou une usine de fabrication de wagons, pourraient être considérés comme des peccadilles, s’ils n’entraient dans le cadre d’une stratégie d’exportations du terrorisme et de l’intégrisme, avec des visées très claires de déstabilisation. Outre le fait que Téhéran étranglé par les sanctions financières de la communauté internationale cherche à les contourner en passant par des pays tiers, le processus d’implantation de réseaux terroristes passe par les relations dites commerciales et culturelles. En vérité, pour les mollahs, les accords constituent d’abord des points d’attache et des couvertures pour les allées et venues des agents de la force Qods du corps des pasdarans – la force d’intervention extraterritoriale des gardiens de la révolution – ceux que l’on retrouve du Liban à l’Afghanistan et de l’Irak à la Palestine, et même jusqu’en Amérique Latine, où Téhéran se vante d’entretenir d’excellentes relations. Cette force spéciale développe des activités dites d’assistance sociale et culturelles parmi la jeunesse minée par la misère, le chômage et la désillusion afin d’y trouver de nouvelles recrues. Ils sont ensuite envoyés en Iran pour y être formés aux techniques du terrorisme et de la propagande intégriste. L’agence de presse AP révélait il a peu des bases en Iran spécialisées dans ce genre d’entraînement pour des agents destinés à l’Irak. De retour au pays, il faut enfin assurer les canaux de financement et de logistique des réseaux, jusqu’à la mise en œuvre des opérations terroristes. Le but final étant de renverser le pouvoir en place et d’installer un régime intégriste satellite de Téhéran, dans le cadre d’un empire intégriste islamiste dans l’ensemble des pays musulmans, et plus si possible. C’est cette rotation et cette libre circulation des hommes et de l’argent que recherchent les mollahs. L’Afrique du nord étant un tremplin en or pour s’infiltrer dans les pays européens à forte immigration maghrébine, les mollahs disposent d’un levier de chantage parfait contre les gouvernements de l’Union européenne. En attendant, c’est l’Algérie qui en paye le prix fort, avec des dizaines de morts. L'expérience a montré que l’établissement de relations avec le régime des mollahs entraîne immanquablement dans le pays concerné la montée de l’intégrisme, l’apparition de réseaux intégristes et terroristes, ou une recrudescence des attentats. On se demande alors pourquoi certains Etats prennent plaisir à se tirer des balles dans le pied.
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