| Iran: Avec l’inflation, nouveau billet de 500.000 rials |
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| vendredi, 22 août 2008 | |
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Iran Manif - La Banque centrale iranienne a lancé une nouvelle sorte de billet de banque, qualifié de "chèque", d'une valeur de 500.000 rials (environ 35 euros), qui sera la plus forte coupure disponible depuis l'introduction du billet de 50.000 rials en mars 2007. Cette coupure, introduite samedi dernier sans annonce, "a la même fonction qu'un billet de banque" a déclaré jeudi l'institution financière dans un communiqué cité par la télévision. Les Iraniens disposaient jusqu'ici de simples billets de banque, émis par la Banque centrale, et de chèques émis par les banques commerciales, d'une valeur fixée par l'émetteur et encaissables dans son établissement. L'émission de ces chèques est désormais le monopole de la Banque centrale. Son président Tahmasb Mazaheri a expliqué mercredi que l'opération visait notamment à mieux contrôler l'injection de liquidités dans le circuit économique. Cette injection de liquidités est considérée comme l'une des principales raisons de l'inflation, qui a atteint 26% sur un an en juin dernier. "Les anciens chèques, qui étaient imprimés sans contrôle par différentes banques, avaient diminué la possibilité de contrôler la masse monétaire" en circulation, a dit M. Mazaheri, cité par l'agence officielle Irna. Certains chèques émis par les banques avaient une valeur allant jusqu'à cinq millions de rials (environ 350 euros). Les nouveaux chèques de la Banque centrale sont similaires à un billet de banque puisque leur validité est sans limite de temps, alors que celle des anciens chèques était d'un an. Un chèque d'une valeur d'un million de rials (environ 70 euros) sera mis en circulation à partir de samedi prochain, a précisé M. Mazaheri. Les nouveaux chèques pourraient être le prélude à une redénomination de la monnaie iranienne, dont les autorités envisagent depuis quelque temps de supprimer quelques zéros. "Nous espérons qu'avec une modification du système monétaire, nous pourrons imprimer des billets avec une plus grande dénomination", a dit M. Mazaheri, cité par Irna. L'agence a précisé qu'il entendait par là "la suppression de trois ou quatre zéros". (AFP) |
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