| Comprendre les erreurs en Afghanistan |
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| lundi, 25 août 2008 | |
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Iran Manif - Dix hommes sont tombés en Afghanistan et voilà que le monde politique s’emballe pour revoir la stratégie française dans cette partie du monde. Le secrétaire général de l’Elysée va même jusqu’à rappeler à juste titre une déclaration de Jospin pour justifier l’engagement actuel. « Si l'on veut frapper le terrorisme, il est logique de le frapper là où est son premier sanctuaire, en Afghanistan ». A juste titre parce qu’elle est significative de l’erreur de calcul tragique de l’occident qui s’obstine, par peur, à éviter de viser le cœur battant de l’intégrisme et du terrorisme, l’Iran des mollahs. La constitution de la théocratie iranienne ne reconnaissant pas les frontières géographiques et œuvrant pour l’instauration d’un empire intégriste sur l’ensemble des pays musulmans, les mollahs ont mis sur pied une force militaire pour réaliser ce projet : le corps des gardiens de la révolution. C’est en son sein qu’est née une unité spéciale, extraterritoriale, la Force Qods, que l’on peut voir à l’action partout où la situation est explosive au Moyen-Orient : Irak, Liban, Palestine, Pakistan, Afghanistan, Yémen et un peu partout dans le monde où les bombes sautent, comme récemment en Algérie. La situation en Afghanistan est le fruit de l’erreur de calcul occidentale doublée d’un travail acharné des pasdarans pour déstabiliser le pays. Pendant que la force multinationale s’épuise en périphérie, l’épicentre des crises, Téhéran, alimente le brasier de la guerre. Tant que l’occident jouera la complaisance au lieu de la fermeté avec les mollahs, il devra en payer un prix amer. Pour l’instant ceux qui en paye le prix le plus élevé ce sont les Iraniens eux-mêmes avec 30 années d’une dictature barbare et cruelle. Cet ouvrage nous apprend notamment que la Force Qods, composée de 12 départements, compte 21.000 hommes auxquels il faut ajouter un nombre considérable d’agents étrangers. Claude Guéant dans son interview au Parisien disait que « la majorité des assaillants n’étaient pas afghans ». L’ouvrage indique que « les relations internationales de la force Qods sont celles d’un ministère des Affaires étrangères qui aurait laissé la diplomatie au vestiaire pour se consacrer au terrorisme. Elle est composée de 10 unités. Chaque unité équivaut à un QG qui gère les problèmes politiques et culturels des pays ciblés. Elles sont chargées de recruter dans leur pays de mission afin de mettre ces agents au service des opérations terroristes. » « La Force Qods est composée de quatre bases de commandement qui dirigent des activités opérationnelles et la collecte de renseignements des différentes régions. » L’une d’entre elle est la base Ansar. « Elle établit essentiellement des contacts avec les Afghans et les Pakistanais. Elle est dotée de plusieurs bases tactiques dans les villes de Zabol au Sistan-Baloutchistan, Machad, Birjaveh, Birjand et Taibad dans le Khorassan à la frontière afghane. L’organisation et le soutien des groupes afghans réfugiés en Iran, les opérations de renseignements sur les frontières afghane et pakistanaise, l’utilisation des forces afghanes et pakistanaises, sont du ressort de cette base. » L’auteur ajoute : « Après la prise du pouvoir par les talibans en avril 1992, la garnison Ansar entraîne de nombreux éléments liés à Téhéran et repliés en Iran. Dès la chute des Taliban, ils les font retourner en Afghanistan en les en les mêlant à a foule des nombreux réfugiés afghans chassés d’Iran vers leur pays. La force Qods a tenté d’installer des éléments au sein des institutions qui se sont créées après la chute des taliban. Depuis elle se consacre à la fortification de ses positions en Afghanistan. Notamment en continuant à infiltrer des éléments liés à la force Qods dans des postes administratifs et politiques à collecter des renseignements sur les forces de la coalition et sur le gouvernement de Karzaï et à établir des réseaux étendus inféodés au régime des mollahs dans toutes les provinces. » « Forte de son expérience en Bosnie, au Liban et en Irak, la Force Qods a créé un réseau d’institutions caritatives et d’entreprises de reconstruction, couvrant ainsi ses activités secrètes et terroristes. Elle prépare le terrain pour repérer et recruter des sympathisants en Afghanistan. Ces institutions organisent des activités pédagogiques, médicales, caritatives, logistiques, religieuses. Citons l’organisation de la culture et des communications islamiques qui dépend directement du Guide suprême, l’établissement Al Hoda ou l’institut Mohammad Bagher qui finance aussi les activités de la force Qods en Afghanistan. Depuis avril 2007 une intensification des activités terroristes a été planifiée dans les pays de la région, notamment en Afghanistan. Suite à l’adoption de ce plan en mai 2007, la force Qods a commencé le transfert d’armements lourds et légers en Afghanistan, notamment des missiles, des armes anti-char et des explosif IED comme en Irak et en Algérie. » On comprendra dès lors qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi et qu’il serait « logique de le frapper là où est son premier sanctuaire », en Iran. ----------------------------------------- |
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