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Des cellules dormantes de l’Iran pourraient "déstabiliser" le Golfe (transfuge iranien) Print E-mail
lundi, 15 septembre 2008

Iran Manif - L'Iran dispose d'un réseau d'agents dans les six monarchies pétrolières du Golfe qui lui donne les moyens de "déstabiliser" ces pays en cas de crise, affirme un ancien diplomate iranien en exil dans une interview publiée lundi par le quotidien de Dubaï Gulf News.

Selon Adel Al-Assadi, qui fut consul général de l'Iran à Dubaï avec rang d'ambassadeur avant de faire défection en 2001, les Gardiens de la Révolution ont commencé à bâtir ce réseau de cellules dormantes dès 1979, année de l'avènement de la République islamique.

"L'Iran a une présence clandestine dans les six pays du CCG", le Conseil de Coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), affirme-t-il, confirmant un sentiment largement répandu dans ces pays.

Plusieurs de ces monarchies gouvernées par des régimes sunnites comptent d'importantes communautés chiites. Les chiites sont ainsi majoritaires à Bahreïn, siège de la Ve flotte américaine.

D'autres pays, comme les Emirats, comptent une très importante communauté iranienne, essentiellement à Dubaï.

"Je pense que l'Iran a suffisamment de personnes pour déstabiliser les pays du CCG", estime M. Assadi, qui dit toutefois ne pas être en mesure d'avancer des chiffres.

Une épreuve de force oppose actuellement les Etats-Unis et les pays occidentaux à l'Iran à propos du programme nucléaire iranien, que Washington soupçonne d'avoir des fins militaires. Téhéran assure qu'il est purement civil.

Des chefs militaires iraniens ont récemment menacé de fermer le détroit stratégique d'Ormuz, qui sépare Oman de l'Iran et par où transite environ 40% du pétrole mondial, en guise de représailles à une éventuelle attaque contre les installations nucléaires iraniennes.

Mais les pays du CCG craignent aussi que Téhéran active des cellules dormantes dans la région, bien qu'ils se gardent d'évoquer ce risque publiquement.

M. Assadi, qui, selon Gulf News, vit désormais en Suède, où il a obtenu l'asile politique, déclare qu'à l'époque où il était diplomate, l'Iran introduisait ces agents "à travers un pays tiers", qu'il ne nomme pas.

"Je n'ai aucune raison de penser que cette politique a cessé, parce que la pratique consistant à recruter des agents dans le Golfe est profondément enracinée dans la manière dont l'appareil de renseignement opère et est considéré comme un point fort de l'Iran", poursuit-il.

(AFP)

 
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