| Un mouvement populaire |
|
|
| jeudi, 20 janvier 2005 | |
|
L'an dernier, on a dénombré plus de 1000 mouvements de protestation et grèves en Iran, malgré la violence de la répression. Ces derniers mois, des protestations hostiles au pouvoir ont éclaté à Téhéran, Neichabour, Fereïdoun Kenar, Marivan, Boukan et Ispahan. Les manifestations des enseignants ont conduit à la parlysie de nombreux établissements scolaires à travers le pays. Des milliers d'étudiants ont interrompu le discours de Khatami à l'université de Téhéran en décembre. Pour contenir cette vague de mécontentement, les dirigeants religieux prennent des mesures préventives en déployant leurs forces de sécurité à Téhéran dans d'autres grandes villes. Des unités spéciales des pasdarans, ou gardiens de la révolution, prennent régulièrement position dans de nombreuses rues et intersections de la capitale. Patrouillant par groupes de quatre ou cinq, ils harcèlent particulièrement les étudiants et les jeunes, pour faire sentir leur présence. Le nombre d'exécutions, notamment de pendaisons publiques, ne cesse d'augmenter. Il est clair que les mollahs, anticipant la montée des protestations populaires, misent sur le silence de la communauté internationale pour appliquer leurs mesures répressives afin de conserver le mouvement démocratique à distance. Le mouvement démocratique de l'Iran offre la seule chance pour un changement réel. La communauté internationale doit agir pour assurer le respect des droits de l'homme en Iran et des opposants iraniens qui luttent pour l'évènement d'un gouvernement laïc et représentatif dans ce pays. |




