| L’Iran cache sa production de missiles dans des tunnels |
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| jeudi, 01 décembre 2005 | |
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Iran Manif, 1er décembre - "Les armes nucléaire et l'Iran : Nouvelles Révélations", était le titre d'une conférence de presse tenue conjointement par le Comité sur la Politique en Iran (CPI) et l'Institut de contrôle nucléaire le 21 novembre à Washington. Elle a permis de révéler de nouveaux détails sur le programme atomique des mollahs. Le Pr. Raymond Tanter, coprésident du CPI et ancien membre du Conseil de sécurité nationale sous l'administration Reagan, Paul Leventhal, fondateur l'Institut de contrôle nucléaire, et Alireza Jafarzadeh, président de Strategic Policy Consulting sont intervenus.
"L'Iran a développé les tunnels qu'il utilise pour cacher la majeure partie de son programme d'armes nucléaires dans un réseau couvrant une large zone du sud-est de Téhéran", a dit Jafarzadeh, ajoutant que la fabrication secrète de missiles allait bien au-delà de Parchine, une zone militaire dans le sud-est de la capitale. Sur les ordres du guide suprême Ali Khameneï, le ministère iranien de la Défense s'était emparé d'une zone dans les régions est et sud de Téhéran. Des experts nord-coréens ont coopéré à l'élaboration du complexe, en donnant notamment des plans, a révélé Jaffarzadeh. Un groupe aérospatiale iranien de premier plan, les industries Hemmat, est situé dans la zone et construit trois versions des missiles Shahab et Ghadr, a-t-il dit. Le Shahab 3 a une portée de 1.300 à 1.900 kilomètres et Ghadr, encore en cours de production, de 2.500 à 3.000 kilomètres. Jafarzadeh a dit que le développement le plus significatif était que l'Iran concentrait ses travaux sur des ogives nucléaires et des missiles dans des tunnels souterrains dans le secteur de Téhéran. Certains tunnels sont situés dans la montagne Khak Sefid. "Le président Mahmoud Ahmadinejad a accéléré son programme d'armes atomiques et les gardiens de la révolution dominent désormais les trois branches du pouvoir - l'exécutif, le législatif et le judiciaire", a ajouté Jafarzadeh. Le porte-parole du département d'Etat Sean McCormack a reconnu que l'Iran avait un programme d'arme nucléaire. "Il est caché à la vue et dissimulé par toutes sortes de moyens", a-t-il dit. Paul Leventhal, président fondateur de l'institut de contrôle nucléaire, a critiqué l'administration Bush pour tenter de désamorcer l'impasse en acceptant une proposition russe de laisser l'Iran enrichir de l'uranium, s'il accepte de le faire, en Russie. "Les Etats-Unis sont sur une pente glissante", a-t-il dit et vu le bilan de dissimulations et de tromperies de l'Iran, "c'est une approche qui invite à des problèmes sérieux dans l'avenir". Dans sa conclusion, le président du CPI, le Pr. Tanter, a déclaré qu'étant donné «les capacités croissantes de l'Iran et son intention d'utiliser ses capacités, l'échec d'une diplomatie internationale et une intervention militaire infaisable dans ce pays, l'option la plus prometteuse pourrait être celle de donner le pouvoir au peuple iranien en travaillant avec l'opposition pro-démocratique. "Pour éviter d'avoir à choisir entre l'échec d'une politique et une action militaire infaisable, la communauté internationale devrait mettre le changement de régime à Téhéran sur la table diplomatique. "Mais la communauté internationale devrait comprendre qu'il n'y a qu'un groupe qui retient l'attention du régime et qu'il redoute — les Moudjahidine du peuple et la coalition dont il font partie — le Conseil national de la Résistance iranienne. Retirer le CNRI et l'OMPI de la liste des organisations terroristes du Département d'Etat permettrait à un changement de régime à Téhéran d'être à l'ordre du jour. Avec un changement de régime en vue, Téhéran devra faire face au choix de ralentir sa quête d'armes atomiques ou non." |
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