| Une attaque contre l’Iran doit demeurer une option, selon les Tories |
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| samedi, 18 février 2006 | |
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The Times – De Rosemary Bennett, Rédactrice en chef politique adjointe – La possibilité d’une frappe militaire contre l’Iran ne doit pas être exclue, ont déclaré les Conservateurs hier soir alors qu’il critiquait Tony Blair pour n’avoir pas su gérer de manière efficace la menace nucléaire imminente. Liam Fox, ministre fantôme de la Défense, a fait référence à un discours des Républicains américains pour recommander vivement à Tony Blair de suivre l’exemple du président Bush et de n’exclure aucune option en ce qui concerne l’Iran. Dr Fox faisait partie d’une délégation du parti Conservateur qui s’est rendue à Washington pour tenter de restaurer leurs relations avec la Maison Blanche après une querelle qui a eu lieu il y a deux ans. Il a déclaré à l’Heritage Foundation, groupe de droite, que permettre à un État du Moyen Orient de développer une arme nucléaire était un risque que nous ne devions pas prendre. La voie diplomatique est celle que nous devons suivre et l’Iran doit être renvoyé devant le Conseil de Sécurité, mais l’action militaire doit également rester une option. Dr Fox a affirmé : « Toutes les pressions doivent être exercées. Mais le porte-parole pour les affaires étrangères de l’Union Européenne a eu tort d’exclure complètement l’usage de la force. Le ministre des Affaires Étrangères britannique, Jack Straw, a tort de le suivre dans cette idée ». « Frédéric le Grand a observé il y a longtemps que la diplomatie sans armes était comme la musique sans instruments. Nous ne devons exclure aucune option si nous voulons avoir une chance de trouver une solution diplomatique à la crise iranienne. » Le ton belliciste pris par le Dr Fox contraste avec le repositionnement des Conservateurs en tant que parti du centre. Mais le parti Conservateur pense que Tony Blair, affaibli par l’Irak, a trop rapidement exclu l’usage de la force dans une situation internationale potentiellement beaucoup plus dangereuse. Le ministre fantôme de la Défense a également évoqué ce discours pour défier le président Bush à propos de son projet de se retirer du programme commun Joint Strike Fighter (JSF) entre la Grande-Bretagne et les USA pour une nouvelle génération d’avions militaires. Il a averti qu’une telle mesure pourrait saper la confiance britannique dans les « relations spéciales » avec l’Amérique. « Ce programme spécifique est d’une importance primordiale pour la Grande-Bretagne. Nous comptons sur la variante du JSF pour nos nouveaux projets de porte-avions. Mais cette variante pourrait apparemment être annulée. Ces deux supers porte-avions auraient un rôle déterminant dans le développement de notre pouvoir et la protection de nos intérêts. De grands sacrifices ont été fait ailleurs dans le budget de la défense pour leur acquisition », a-t-il expliqué. Si le projet tombait à l’eau, Dr Fox a déclaré que les conséquences seraient importantes. « Un tel résultat confirmerait dans l’esprit de beaucoup de personnes que l’on ne peut pas compter sur les États-Unis pour nous soutenir, même lorsqu’ils demandent notre soutien pour mener ses propres guerres ». Dr Fox est à Washington accompagné de George Osborne, ministre fantôme des Finances, et de William Hague, ministre des Affaires Étrangères fantôme, qui a pris l’avion hier soir pour les rejoindre. David Cameron, le leader, étant actuellement en congé de paternité pour deux semaines, David Davis a finalement réalisé son souhait de toute une vie de diriger le parti Conservateur hier lorsqu’il a été nommé leader par intérim pour 72 heures. M. Davis a mené hier matin la réunion stratégie tandis que M. Hague préparait les questions pour le Premier ministre, en ouvrant la session avec une plaisanterie. « Je deviens leader à quatre heures et vous porterez tous des cravates avant cinq heures », a-t-il dit à l’équipe de M. Cameron vêtue de façon décontractée. M. Davis restera leader par intérim jusqu’à ce que M. Hague revienne des États-Unis samedi. |





