| Moscou interdira à l'Iran l'accès à la technologie nucléaire |
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| vendredi, 24 février 2006 | |
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AFP - La proposition russe de créer une société commune russo-iranienne pour enrichir l'uranium iranien en Russie n'implique aucun compromis sur un éventuel accès de Téhéran aux technologies nucléaires russes, a souligné mercredi à Moscou un haut responsable russe participant aux négociations avec l'Iran. "L'Iran peut être cofondateur de l'entreprise, participer à sa gestion, toucher des bénéfices, exercer un contrôle financier et avoir des garanties sur les livraisons (de combustible). Mais l'Iran ne doit en aucun cas avoir accès à nos technologies", a affirmé ce fonctionnaire de l'Agence russe de l'énergie atomique (Rosatom), sous couvert de l'anonymat. "Que nous défendions cette position ne signifie pas que nous considérons l'Iran comme un pays paria", a souligné le négociateur. Selon lui, la proposition russe s'inscrit dans le cadre de l'initiative du président Vladimir Poutine de créer "des centres internationaux d'enrichissement de l'uranium et de retraitement du combustible nucléaire usagé, sous contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", pour éviter la prolifération des armes nucléaires. La crise iranienne "risque de se répéter avec d'autres pays" qui souhaiteront développer des technologies nucléaires, a estimé le responsable russe. Le négociateur russe a reconnu que Téhéran souhaiterait fixer un délai limité à quelques années pour le fonctionnement de cette entreprise. Mais Téhéran insiste pour poursuivre des travaux d'enrichissement "à petite échelle" sur son propre territoire, une revendication jugée "inacceptable" par Moscou, selon le responsable russe. Le chef de l'Agence russe de l'énergie atomique Rosatom, Sergueï Kirienko, sera à Téhéran vendredi pour poursuivre les négociations sur le plan russe d'enrichissement d'uranium iranien en Russie. M. Kirienko doit rencontrer samedi son homologue iranien Gholamreza Agazadeh, le ministre iranien de l'Economie et des Finances Davoud Danesh Jafari, ainsi que des membres du parlement iranien, a-t-on appris auprès de Rosatom. |
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