| La Russie tente de trouver une solution à la crise nucléaire en Iran |
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| dimanche, 26 février 2006 | |
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Agence France Presse - Le responsable du nucléaire russe, Sergueï Kirienko, était à Téhéran samedi pour tenter de trouver une solution à la crise autour du programme nucléaire iranien, alors qu'un haut responsable de l'AIEA y est attendu pour obtenir des informations supplémentaires des Iraniens sur ce programme.
M. Kirienko, qui dirige l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique (Rosatom) a confirmé samedi, selon l'agence russe Itar-Tass, que la proposition russe d'un enrichissement d'uranium iranien en Russie "restait sur la table", à l'issue d'entretiens avec Gholamreza Aghazadeh, qui dirige l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. Cette formule suggère peu de progrès sur le sujet, comme en a témoigné la déclaration de M. Aghazadeh, selon qui "la plus importante question que nous ayons examiné est celle de Bouchehr", sur la côte occidentale iranienne, où la Russie achève la construction d'une centrale nucléaire. Cité sous le couvert de l'anonymat par Itar-Tass, un membre de la délégation russe a jugé "très improbable" d'aboutir à un accord avant la fin de la visite, prévue dimanche, de M. Kirienko. M. Kirienko qui doit se rendre dimanche à Bouchehr, a estimé qu'il "y a des bases pour la coopération dans les domaines du combustible (nucléaire) et de la construction de centrales". Les occidentaux refusent que l'Iran maîtrise le procédé d'enrichissement d'uranium, car il permet d'obtenir la charge fissile d'une arme atomique. Or, ils soupçonnent le programme nucléaire civil iranien de dissimuler un volet militaire, ce que l'Iran dément. L'Iran risque un renvoi de son dossier nucléaire au Conseil de sécurité des Nations-Unies, à l'issue de la réunion, le 6 mars, de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'exécutif de l'AIEA a adopté une résolution, le 4 février, demandant notamment à Téhéran de suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement d'uranium. Malgré cela, le directeur-adjoint de l'AIEA, Olli Heinonen, doit se rendre en Iran ce samedi, afin d'y recevoir des informations relatives aux accusations américaines selon lesquelles l'Iran mène un programme nucléaire militaire, ont indiqué des diplomates à Vienne vendredi. Il devrait y confirmer que l'Iran fait actuellement fonctionner dix centrifugeuses pour l'enrichissement d'uranium dans son usine de Natanz, alors que l'AIEA lui a demandé expressément de suspendre toute activité dans ce domaine. Les occidentaux, et surtout les Américains, n'ont pas caché qu'ils essaieraient d'obtenir des sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité si il ne fait pas marche arrière. Moscou est tiraillé entre son désir de maintenir des relations économiques fructueuses avec Téhéran, et celui de ne pas voir la république islamique accéder au rang de puissance nucléaire. |
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