| Nous avons besoin de l’aide de tous, pas seulement de celle de l’Iran, insiste Abbas |
|
|
| mardi, 28 février 2006 | |
|
Le Sunday Telegraph - Le président palestinien Mahmoud Abbas a écarté les propositions iraniennes d’apporter un soutien financier à l’Autorité Palestinienne (AP), que dirige maintenant le Hamas, auprès de la Banque Occidentale et à Gaza au cas où l’Occident réduit son soutien financier. Mais il aussi indiqué que la tentative faite la semaine dernière par Condoleezza Rice, la Secrétaire d’Etat américaine, de persuader les pays arabes de ne pas financer l’Autorité palestinienne, pourrait se montrer contre-productive. « Nous demandons un soutien de toutes parts : des musulmans, des Arabes, de tous les pays du monde. Et si nous boycottons les Arabes et les autres pays du monde et que l’Iran soit tout ce qui nous reste, nous courrons à la perte, bien évidement », a-t-il déclaré. « L’Iran ne peut pas répondre à tous les besoins du peuple palestinien ». Interrogé sur la capacité de Téhéran à combler une « carence de l’aide financière étrangère » au cas où les pays arabes tourneraient le dos au Hamas, qui a battu le Fatah, lors des élections du mois dernier mais qui figure sur la liste des organisations « terroristes » des Etats-Unis et de l’Union Européenne, M. Abbas a répondu avec scepticisme. La question de savoir comment gérer la victoire du Hamas – qui, selon ses propres aveux, a pris M. Abbas au dépourvu - a plongé dans la confusion la politique des pays occidentaux vis-à-vis du Moyen-Orient. Khaled Meshaal, le dirigeant du Hamas qui a rendu visite la semaine dernière à Mahmoud Ahmadinejad, le président de l’Iran, a fait part de la promesse faite au Hamas d’une aide de 1 milliard de dollars (environ 843 500 000 €) par Téhéran à la condition que le parti politique persiste à se montrer à la fois opposé à Israël et à l’Occident. Ali Laridjani, le secrétaire du Conseil suprême iranien de Sécurité nationale, a déclaré que l’Iran « aidera à coup sûr ce gouvernement sur le plan financier afin de résister à la cruauté des Etats-Unis » L’Angleterre et ses alliés craignent qu’une attitude aussi intransigeante ne jette le gouvernement palestinien dans les bras de l’Iran. Ils considèrent à la place la possibilité d’effectuer des versements directement au bureau de M. Abbas après la prise de fonction du Hamas. |
Manifestation





