| Nucléaire: l'Iran refuse le préalable du moratoire sur l'enrichissement |
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| vendredi, 03 mars 2006 | |
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Agence France Presse - Le négociateur iranien Ali Larijani a refusé mercredi à son arrivée à Moscou de faire du moratoire sur l'enrichissement d'uranium une condition au règlement du problème du nucléaire iranien, rejetant implicitement une exigence occidentale, a rapporté l'agence Interfax. "Les réponses aux questions (concernant le nucléaire iranien) n'ont aucun rapport direct avec le moratoire", a dit M. Larijani à l'aéroport de Moscou-Vnoukovo. "Un moratoire est nécessaire, quand il y a un danger, mais toutes nos activités sont transparentes", a ajouté le négociateur iranien. Il a déclaré par ailleurs, selon Ria Novosti, que l'Iran "ne revendiquait que les droits qui lui sont octroyés dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Nous acceptons les inspections de l'AIEA, les inspections internationales conformes à la loi", a souligné M. Larijani. A la veille de l'arrivée de la délégation iranienne, qui doit négocier la création d'une entreprise commune pour enrichir en Russie l'uranium destiné à l'Iran, la Russie avait réaffirmé que le moratoire sur l'enrichissement en Iran était un élément important des pourparlers. Cette position de Moscou a été encore confirmée mercredi à Budapest par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Déclarant un compromis "possible", devant les caméras de la télévision anglophone russe Russia Today, il a souligné qu'il "était nécessaire pour cela que l'Iran revienne au moratoire et accepte la proposition de la Russie de créer une entreprise commune pour l'enrichissement d'uranium sur le territoire russe, entreprise soutenue par le conseil des gouverneurs de l'AIEA. Le régime iranien défend avec constance son droit à développer les technologies du nucléaire civil, alors que Washington le soupçonne de vouloir se doter de l'arme atomique. |
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