Iran Manif - " La population inactive en Iran a dépassé la barre des 61% ", écrit l'agence Mehr le 15 juillet. L'agence ajoute que la majorité des demandeurs d'emploi sont des jeunes et des diplômés.

"Les gens qui ont fait des études ne sont pas satisfaits de l'état du marché du travail. De fait ces gens sont désespérés, ne cherchent plus d'emploi ou le font sans parvenir à un résultat", note la dépêche.  

Sous la dictature religieuse en Iran la crise du chômage est aiguë. La plupart des unités industrielles et de producion ont fermé, entrainant des vagues de licenciements. Si on y ajoute l'inflation élevée touchant les produits de base, cela crée la formule parfaite pour une explosion sociale.

C'est donc un point de grave préoccupation du pouvoir, non pas dans le sens d'y remédier, mais dans celui de renforcer les mesures sécuritaires afin justement de rester au pouvoir, entretenant ainsi un cercle vicieux.

Dans une conférence de presse récente, Ali Chamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité natonale l'a dit clairement : "L'économie est la question la plus importante pour la sécurité nationale."

Les ressources du pays sont dilapidées dans trois guerres régionales (Syrie, Irak, Yémen) et le terrorisme, dans la répression interne (exécutions, rafles, chasse aux femmes) et dans les comptes bancaires personnels des autorités avec des détournements de fonds astronomiques, en toute impunité.

Du coup les salaires ne sont pas payés, 90% des ouvriers vivent sous le seuil de pauvreté, les enseignants aussi. 95% des ouvriers sont devenus une force de travail qui n'est embauchée, quand elle l'est, uniquement en contrat temporaire. Une situation aussi précaire qu'intenable qui mène vers une explosion sociale garantie.