Iran Manif (avec AFP) - Dans un message vidéo diffusé lors d'une exposition le 24 aout à la mairie du 2e arrondissement de Paris, en présence de son maire Jacques Boutault et de personnalités, Maryam Radjavi a demandé aux Nations unies d'adopter une résolution sur le « massacre » de milliers d'opposants politiques en Iran en 1988.

 

« Nous commémorons l'anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran, un terrible génocide commis par la dictature religieuse », a déclaré Mme Radjavi dans cette exposition consacrée aux victimes de la répression de 1988, qui coïncidait avec l'anniversaire de la libération de Paris. Dans l'assistance on remarquait Ingrid Bétancourt, RamaYade, Jean-Pierre Brard, ou encore Jean-Fraçois Legaret, maire du 1er arrondissement.

D'août 1988 à février 1989, les autorités iraniennes ont procédé à des exécutions massives de prisonniers politiques. Près de 5.000 prisonniers ont été tués, selon Amnesty International. Le CNRI, dont la principale composante est l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), évoque le chiffre de 30.000 morts, pour la plupart des militants de l'OMPI.

« Les Nations unies ont évité de prendre position à ce sujet. C'est ça la politique de complaisance. C'est sacrifier les droits de l'Homme sur l'autel du commerce. Il est temps aujourd'hui pour l'ONU d'adopter une résolution sur ce massacre. La communauté internationale doit faire juger les mollahs au pouvoir en Iran », a demandé Mme Radjavi.

Dans son message, la présidente du CNRI a fait mention d'un enregistrement audio de l'ayatollah Hossein Ali Montazeri, ancien dauphin de l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, devenu un symbole de la résistance au pouvoir et décédé en 2009, qui vient d'être rendu public en Iran.

Selon ce document, daté de 1988, Hossein-Ali Montazeri qualifie la répression de « crime le plus terrible commis en république islamique ».

« C'est à cause de ses protestations que Montazeri a été destitué et assigné à résidence jus¬qu'à la fin de sa vie », a souligné la présidente du CNRI, accusant le ministre actuel de la Justice en Iran, Mostafa Pour-Mohammadi, d'être l'un des principaux responsables de la répression de 1988.