Iran Manif – Parce qu’ils seront libres de s’exprimer, hors de portée de la dictature religieuse, les Iraniens pourront faire valoir à l’étranger leur aspiration à la démocratie pour l’Iran.  Comme chaque année, depuis plus de dix ans, ils convergeront par dizaines de milliers le 1er juillet vers Villepinte, au nord de Paris, devenu pour un temps un point de ralliement de la diaspora.

Après une campagne électorale calamiteuse en Iran où se sont affrontés deux hommes du régime, un duel catalogué par les Iraniens de « charlatan contre bourreau » et où l’un et l’autre ont fait l’étalage des détournements de fonds et des exécutions massives mutuels, les Iraniens ont attendu près d’un mois et demi pour mener leur propre campagne et leur propre scrutin. 

Car comment ne pas voir dans cet immense rassemblement l’expression de ce dont les mollahs privent l’Iran depuis 38 ans : la souveraineté populaire. Et plus les années passent et plus ils sont nombreux à s’y retrouver. Etonnant creuset, où les femmes et la jeunesse, principales cibles des mollahs, sont majoritaires, et où les élites nord-américaines rejoignent les couches sociales aisées et celles qui le sont moins d’Europe et d’Australie.  Le dénominateur commun reste la liberté et la démocratie, l’organisation d’élections libres. 

Les Iraniens aspirent à un grand coup de balai et ont la chance d’avoir une alternative puissante qui affiche un programme connu depuis des années. Une alternative qui met les femmes en avant et qui est dirigée par une femme, Maryam Radjavi. A la tête du mouvement de la résistance iranienne, elle a su le faire connaitre sur la scène internationale tout en édifiant un impressionnant front anti-intégriste et de soutien à la liberté en Iran, qui sera représenté par des centaines de personnalités politiques venues des cinq continents. Un front multipartite, comme le Conseil national de la Résistance qui reflète la diversité sociale, culturelle, religieuse et ethnique de l’Iran.

Cette année, le rassemblement sera très suivi en Iran, d’autant plus que la campagne de boycott de la farce électorale des mollahs a été très active et qu’elle s’est prolongée pour le rassemblement de Villepinte. Bannière géante de Maryam Radjavi, tracts à foisons, affiches, tout le kit électorale classique à la différence près que si les militants sont pris, c’est la prison et la peine de mort. Les Iraniens de l’intérieur vont se regrouper autour de leurs postes de tv pour suivre le rassemblement retransmis en direct par la chaine satellite Sima-ye-Azadi ou sur internet dans des dizaines de sites et les compte de réseaux sociaux. L’an dernier même des prisonniers politiques avaient envoyé des messages de soutien. Les mollahs redoutent cette lame de fond de la résistance dont les militants ont court-circuité la campagne officielle en forçant le pouvoir à briser un tabou, celui du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988. Il faut dire qu’un acteur majeur de ce massacre se présentait à la présidentielle, Ebrahim Raïssi. Les jeunes ne l’ont pas manqué, toute la société s’est engouffrée dans la brèche pour réclamer justice pour les victimes.

Un régime affaibli par ses conflits internes, isolé sur la scène internationale, ruiné par les guerres extérieures et ses ingérences aux Moyen-Orient. Une alternative connue et capable de renverser cette dictature intégriste. Le rassemblement du 1er juillet à Villepinte présente tous les ingrédients d’un référendum pour un changement de régime en Iran et pour l’instauration de la démocratie et de la liberté, avec les femmes en premier plan. 

Le 1er juillet – à 13h – Parc des expositions de Villepinte Paris-Nord – Hall 5B – RER B