Iran Manif - Des dizaines de milliers de personnes et personnalités politiques se réuniront samedi 1er juillet à Villepinte dans le nord de Paris pour soutenir l’appel du peuple iranien à la liberté et à un changement de régime en Iran.

Le rassemblement annuel, organisé par les partisans de la Résistance iranienne, attire des Iraniens du monde entier. L’OMPI est la plus grande constituante du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition de partis et de personnalités démocratiques rassemblés en parlement en exil. 

L’origine de l’OMPI

L’OMPI remonte à plus de 50 ans, avant la chute du chah en Iran en 1979. Elle a aidé à renverser la monarchie dans l'espoir d'établir une démocratie qui gouvernerait au nom du peuple iranien, ce qui n’a pas été le cas.

Khomeiny et ses partisans ont détourné la révolution afin de soumettre la population. Ils ont instauré une théocratie qui impose une vision intégriste de l'islam.

L’OMPI s'y est opposée immédiatement, dénonçant les élections frauduleuses et la dictature naissante, où Khomeiny s’arrogeait le rôle de guide suprême, le nouveau tyran de l’Iran. C’est pourquoi la répression n’a pas tardé à fondre sur l’OMPI, censurée, arrêtée, emprisonnée et torturée, entamant un long cycle de violences d’Etat. 

Le massacre

En 1988, Khomeiny a lancé une fatwa qui ordonnait l'exécution des prisonniers politiques, dans leur immense majorité affiliés à l’OMPI, un crime contre l’humanité. 

Sur le site Iran Focus, Jubin Katiraï a écrit : « Le régime a convoqué ce que l'on appelait la Commission de la mort, en assignant à trois juges la tâche d'interviewer brièvement les prisonniers afin de déterminer s'ils conservaient de la sympathie pour l’OMPI ou nourrissaient quelque ressentiment envers le gouvernement. Ceux qui, lors de leur procès, ont montré qu’ils conservaient leur opposition ont été condamnés à être exécutés. »

Cela ne représentait aucune importance pour le régime si un prisonnier avait terminé sa peine (et il y en avait beaucoup), avait moins de 18 ans ou si une prisonnière était enceinte. Ils ont massacré 30 000 personnes le temps d’un été en foulant au pied toutes les normes de justice.

Le régime espérait anéantir l’OMPI, mais il ne pouvait tuer une idéologie. Ceux qui ont survécu, principalement parce qu’ils n’avaient été emprisonnés ou étaient en exil, ont réussi à faire connaitre la vérité sur le régime et à attirer davantage de partisans.

L’OMPI d’aujourd’hui

L’OMPI est la meilleure source pour de nombreux gouvernements pour savoir ce qui se passe exactement en Iran, car elle a su infiltrer l’appareil du régime et à accéder à des informations et des lieux classés ultrasecrets.

En 2017, l’OMPI a révélé que l'Iran travaille toujours sur le programme nucléaire en violation de l'accord de 2015, dispose d'un réseau de 14 camps d'entraînement terroriste et dispose d'un programme de missiles balistiques beaucoup plus avancé que ce que beaucoup pensaient.

Les efforts de ces résistants contribuent à faire évoluer la politique occidentale sur l'Iran en faveur de la Résistance. Ils ont déjà entraîné une augmentation des sanctions contre les mollahs pour leur soutien au terrorisme, leurs violations des droits humains et le programme de missiles balistiques, et pourrait bientôt conduire à l’inscription du Corps des gardiens de la révolution iranienne (pasdaran) sur la liste des organisations terroristes, ce qui impliquerait davantage de sanctions pour le régime et de soutien à un changement de régime en Iran.

Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne, jouit d’un grand soutien parmi les Iraniens, en raison de son plan en dix points pour un Iran non nucléaire et laïc, respectueux des droits humains et de l'égalité des femmes.