Iran Manif - Selon le ministre du travail en Iran, Ali Rabi'i, l'Iran compte 10 millions de personnes ne sachant ni lire ni écrire. "Un nombre important de ces personnes ont plus de 50 ans", a-t-il même précisé le 3 novembre.

Il a ajouté que l'analphabétisme avait bien un rapport avec la pauvreté.

L'Iran, berceau d'une civilisation et d'une culture multiséculaires, se retrouve confronté à un phénomène sans précédent d'analphabétisme sous le régime des mollahs qui se fiche de l'éducation comme de ses premières babouches. Le budget de la défense sous Hassan Rohani est trois fois supérieur à celui de l'éducation. 

La crise économique aiguë qui prend à la gorge les Iraniens, ne leur laisse pas non plus beaucoup de chance de se consacrer aux études, quand ils peuvent envoyer leurs enfants à l'école. Beaucoup d'enfants sont mis au travail pour tenter de joindre les deux bouts de la famille. Les sans abris sont légions, allant même jusqu'à dormir dans des tombes ou à squatter les rue des grandes villes. 

Les études, une obsession des familles en Iran pour permettre à leurs enfants d'accéder à une vie meilleure, n'aboutissent pas non plus. Le chômage des diplômés explose, atteignant un taux de 80% chez les filles qui forment pourtant 60% des diplômés universitaires.

Dans une atmosphère de censure et d'inquisition, les bases du savoir reculent, un recul qui touche toutes les générations aux prises avec le chômage, la misère et désormais la faim en Iran.