Ground Report, 7 mars 2015 (Berlin) - A la veille de la Journée internationale des femmes, des représentantes des cinq continents se sont retrouvées à la conférence pour la tolérance et l'égalité contre l’intégrisme et la misogynie. Ce rassemblement était centré sur la fin de l’intégrisme islamiste et l'oppression qu'il engendre pour les femmes en coupant court à la stratégie de complaisance avec l’Iran, épicentre de ce fléau.

Parmi les personnalités, on remarquait la dirigeante de l’opposition iranienne Maryam Radjavi, une délégation de l'opposition syrienne, des parlementaires arabes et des personnalités nord-américaines.

Les oratrices ont abordé la situation au camp Liberty en Irak, notamment le manque de produits de première nécessité et l’absence de soins médicaux. Le camp Liberty en Irak abrite actuellement des opposants iraniens dont près de mille femmes. Le 30 janvier 2015, une centaine de membres de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ont exhorté dans une déclaration l'UE, les USA et l'ONU pour que «le camp Liberty soit reconnu comme un camp de réfugiés sous la supervision du HCR et spécialement qu’il soit mis fin au blocus médical et en carburant » du camp.
 
Plusieurs délégués ont relié les droits des femmes aux droits humains, tout en soulignant que ces acquis ne sont pas universels.

Radjavi s’est centrée sur le Moyen-Orient et l'intégrisme qui mine les droits des femmes. Elle a expliqué comment le pouvoir et le leadership des femmes sont essentiels pour vaincre l’intégrisme. « Aujourd'hui, la situation des femmes au Moyen-Orient est entièrement plongée dans l'insécurité, l'oppression, l’errance, les assassinats et la servitude. Bien au-delà du Moyen-Orient, l’intégrisme islamiste menace désormais l'Europe et d'autres régions à travers le monde », a déclaré Radjavi. « Le pouvoir des femmes est le plus grand ennemi de l’intégrisme islamiste. »

Pour Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag, le silence contribue à l'oppression des femmes. Tout au long de la conférence, le soutien à l'égalité des droits des femmes et l’opposition aux mollahs iraniens ont été jugés essentiels pour mettre fin à l’intégrisme islamiste. « En tant que tel, le silence vis-à-vis de l'ingérence du régime iranien en Syrie, en Irak et dans d'autres pays de la région, sans parler de collaborer avec sous prétexte de lutte contre Daech, représente une erreur stratégique», a déclaré Maryam Radjavi, se référant au régime iranien comme le parrain du terrorisme.
 
Dénoncer les violations des droits humains est essentiel. Les politiciens peuvent rechercher des compromis, mais doivent travailler contre la complaisance avec l'Iran. L’islam démocratique est une lutte pour les droits humains, comme plusieurs intervenantes l’ont souligné, rappelant combien la situation des femmes est liée aux droits humains et reste un défi pour tous.

« La violence contre les femmes est légale en Iran, a déploré Maria Candida Almida, Procureure générale du Portugal.

« Il n’y a pas de démocratie sans la promotion de la femme », a martelé Kim Campbell, ancienne chef du gouvernement canadien.

Sarah Kaiser, une chanteuse de jazz et de soul de Berlin, a embrasé le public du Vélodrome.  

Ingrid Betancourt a protesté contre les médias qui se taisent sur la vente des femmes par Daech comme des animaux. Elle a également protesté contre le silence des nations occidentales sur la situation en Iran. «La guerre n’est pas une option», a-t-elle assuré. Au lieu de cela elle s’est concentrée sur la façon dont les sanctions économiques peuvent avoir un effet plus important dans la promotion du changement en Iran en prenant les mollahs à la gorge.

IRAN 
Février 2018

 12 exécutions

(Janvier : 21 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions