Planet-iran.com, 11 mai - Une recherche menée conjointement par deux organisations indépendantes en Iran, le Centre des affaires Coopérative des femmes et le Comité pour la défense des victimes de la violence, indique la tendance en flèche des enlèvements et de la traite des femmes et les filles iraniennes comme esclaves, vers des pays voisins comme les Emirats arabes unis, le Pakistan, l’Afghanistan, ainsi que l'Europe et les pays asiatiques.

Le résultat de cette recherche qui a été publiée (en persan) indique que les trafiquants et marchands d'esclaves attirent les filles et les jeunes femmes dans des endroits comme les parcs et aires de loisirs sous couvert d'amitié ou de séduction, promettant à ces jeunes femmes qui sont en général à la recherche d'une vie meilleure, une façon simple de partir du pays, un emploi avec un salaire décent et généralement un niveau de vie plus élevé.
 
Elham Aaraam-Nia, sociologue, indique que « les trafiquants d'êtres humains promettent en général d'aider ces femmes en échange de l'utilisation de leurs passeports pour exporter des marchandises ». Ayant ainsi trompé les jeunes femmes avec ces promesses et une petite somme d'argent, ils les font monter dans des avions ou des voitures et leur font passer la frontière et sortir d’Iran en toute légalité.

Beaucoup de filles sont des fugueuses qui quittent leur foyer en raison de pressions abjectes à la maison. En 2005, les statistiques officieuses des groupes de femmes en Iran parlaient de 300.000 fugueuses en Iran.

Cette forme d'exploitation ne se limite pas toutefois aux filles et aux femmes, mais s'étend aux garçons et aux enfants aussi.
Outre la prostitution forcé et l'esclavage sexuel, un grand nombre de ces jeunes femmes sont achetées et vendues pour leurs organes. Les rapports indiquent que les trafiquants cherchant à vendre des femmes sur le marché international ciblent des filles entre 13 et 17 ans, certaines ayant de 8 à 10 ans. Les jeunes filles sont souvent forcées de travailler comme domestiques jusqu'à ce que les marchands d'esclaves les jugent assez âgées pour travailler dans des clubs, des motels ou des bordels.

Il semble que si, jusqu'à présent, beaucoup de ces groupes de trafiquants aient été identifiés, ils n'ont pas été arrêtés par le gouvernement iranien et sont apparemment autorisés à traverser librement les frontières sans être interpellés. D'autres rapports au fil des ans suggèrent que divers responsables du régime iranien ne sont pas seulement en cause, mais tirent aussi profit de la traite des femmes.

Le chef du bureau d'Interpol en Iran estime que le commerce des esclaves sexuels est l'une des activités les plus rentables en Iran aujourd'hui. Ce commerce criminel n'est pas effectué à l’insu et sans la participation des intégristes au pouvoir. Les représentants du gouvernement sont eux-mêmes impliqués dans l'achat, la vente et l’abus sexuel des femmes et des filles.