Merrynews - Alors que les chauffeurs de camions iraniens commençaient leur grève, l'attention s'est portée sur le manque de rémunération, l'augmentation des frais et d'autres préoccupations des routiers.

Cependant, la grève a également attiré l'attention des forces de sécurité et des pressions ont été exercées pour qu'elle cesse. Pourtant, ces camionneurs ont continué à protester.

Les mesures répressives comprennent la charge contre les grévistes à coups d'électrochocs et de gaz lacrymogène, ce qui a causé de multiples blessures. Les forces de sécurité de l'État ont également menacé les grévistes en retirant leurs plaques d'immatriculation et en confisquant leurs permis d'accès aux raffineries.

Samedi, les camionneurs ont été confrontés à des agents du ministère du Renseignement (Vevak), qui ont convoqué des routiers des différents secteurs du transport. Leurs noms ont été diffusés sur les médias sociaux. A Sabzevar, le chef de la police aurait menacé d'interdire aux chauffeurs en grève l'accès à toutes les routes d'Iran.

Malgré les mesures répressives, les terminaux de fret des différentes villes restent à moitié fermés, car les chauffeurs en grève refusent de transporter des chargements et tapissent les routes de leurs camions. Dans certains cas, les camionneurs bloquent même le passage des véhicules chargés. Les gardiens de la révolution (pasdaran) escortent des camions de carburant, juste pour s'assurer qu'ils arrivent à destination.

La grève a gagné le soutien d'autres secteurs, comme les taxis de Téhéran, qui protestent contre les tarifs bas et les pièces de rechange coûteuses. Les agriculteurs de Varzaneh ont rallié leurs tracteurs pour soutenir les camionneurs en grève. Ce soutien supplémentaire montre que les préoccupations économiques continuent de croître dans l'ensemble du pays. Le chômage reste élevé et le coût de la vie continue d'augmenter, de sorte que les protestations se poursuivent.

Les étudiants ont également commencé à protester contre les insultes et les humiliations faites aux citoyens baloutches et aux rites musulmans sunnites. Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a appelé les jeunes du pays à soutenir les manifestants.

"Hont au régime des mollahs qui est la principale source de discrimination et de désunion en Iran aujourd'hui", a déclaré Mme Radjavi.

Comme en témoignent ces deux manifestations différentes, le peuple iranien exprime sa méfiance et ses préoccupations à l'égard du régime, malgré les menaces visant à le faire taire. Le fait est que le peuple iranien ne veut pas être réduit au silence, mais qu'il est déterminé à faire entendre sa voix sur les questions relatives à l'Iran. La communauté internationale devrait examiner ces protestations dans le contexte des grandes questions concernant l'Iran pour voir ce que le peuple iranien pense vraiment de ce régime.

 

IRAN 
Juin 2018

 3 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions