Eureporter.co - En toile de fond du grand rassemblement annuel pour un Iran libre « #FreeIran » qui a eu lieu à Paris le 1 juillet, le mouvement en exil de l'opposition iranienne a déclaré que malgré les risques, des centaines de témoignages de soutien se sont produits en Iran - de la distribution de tracts, au collage d’affiches et à l’inscription de graffitis.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et l’Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) ont dit que des centaines de vidéos et de photos de ces initiatives ont été prises dans des dizaines de villes. Les photos des dirigeants du CNRI, Maryam Radjavi (en photo) et Massoud Radjavi, occupent une place prépondérante dans les slogans que le CNRI a traduits, notamment : « Je vote pour un changement de régime, à bas Khamenei, mon choix : Maryam Radjavi ».

Ce genre de manifestations sont très risquées en Iran, un État répressif qui a proscrit le CNRI et l’OMPI comme groupe "terroriste" et qui exécute des centaines de personnes chaque année pour des délits, y compris des infractions politiques et de sécurité.

Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, le 28 juin, a qualifié le groupe de « secte des hypocrites ».

Le secrétariat du CNRI a déclaré que ces actes de défi en Iran « soulignent le fait que ce régime et toutes ses factions n'ont pas la moindre légitimité et que le rassemblement du 1er juillet incarne la volonté du peuple iranien ».

Le CNRI se prépare pour un rassemblement majeur, samedi, dans le nord-est de Paris, auquel participeront un groupe d’éminents de soutiens américains –républicains et démocrates - ainsi que des politiciens de pays européens et du Moyen-Orient.

Cet événement, qui attire chaque année des dizaines de milliers de participants - y compris, l'an dernier, un membre éminent de la famille royale saoudienne - appellent au renversement du régime religieux à Téhéran.

Une vidéo promotionnelle indique que l'événement de cette année sera « un rassemblement pour un Iran libre, contre le terrorisme et l'extrémisme au nom de l'islam, un appel à prendre position contre le rôle destructeur de l'ingérence du régime iranien dans la région et un appel pour une nouvelle approche de la théocratie en Iran ».

Le thème de 2017 est « En avant avec la résistance iranienne, le changement est à notre portée ».

Parmi les invités, figure une délégation de l'opposition syrienne. L'Iran est fortement impliqué dans le soutien apporté au régime d'Assad, grâce à la participation directe des Pasdaran, du Hezbollah et d'autres milices chiites.

Certains Américains très en vue ont prévu de soutenir et signer une déclaration de soutien, cette semaine, avant le rassemblement, accusant le régime de porter la responsabilité de « l'instabilité et de la crise dans la région, aujourd'hui » et exprimant leur soutien pour un changement en Iran et pour le CNRI.

« Nous croyons que le changement est à portée de main, non seulement parce que le régime est plongé dans une crise, mais aussi parce qu'il y a un large mouvement croissant qui s’est organisé pour un changement positif », déclare un communiqué.

« Une organisation viable capable de mettre fin au cauchemar de la dictature religieuse en instaurant la liberté, la démocratie, la tolérance et l'égalité des sexes a gagné en visibilité, jouit d’un soutien populaire et de la reconnaissance internationale », poursuivit le communiqué, en référence au CNRI.

Peut-être dans le but de prévenir des accusations d'ingérence dans les affaires iraniennes, les signataires ont déclaré : « L'obligation de résister à ce régime corrompu et illégitime et de dire « stop », revient au seul peuple iranien. 

Mais, ils ont ajouté : « La communauté internationale doit s'acquitter de ses responsabilités en condamnant l'oppression des mollahs et en soutenant les aspirations du peuple iranien pour un Iran libre et prospère, accepté et respecté dans le monde entier ».