Iran Manif - La décision annoncée de longue date du président américain de se retirer de l'accord nucléaire avec l'Iran a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière du monde politique et médiatique habitué à la complaisance avec les mollahs.

Commentaires et projecteurs ont rivalisé sur la première partie du discours du président Trump et comme toujours depuis près de quatre décennies, un grand silence s'est abattu sur l'hommage surprenant que le président a rendu au peuple iranien, le grand oublié de ce dossier brûlant.

Lui et les peuples syrien, irakien et yéménite ont durement payé l'accord nucléaire parfaitement injuste signé avec les mollahs d'Iran, vu que les concessions hors normes et les milliards de dollars en cash ou via banques et contrats ont permis à cette dictature religieuse d'alimenter une vague de violence sans commune mesure dans cette région du monde.

Les pleureuses et le spectre de la guerre

Dans la grande scène des pleureuses qui défilent sur les plateaux de télévision agitant le spectre de la guerre et de la déstabilisation du Moyen-Orient, peu osent reconnaitre que depuis plus de trois ans la guerre allumée par les mollahs fait rage partout, que leur terrorisme balaye de bout en bout la région, et qu’ils multiplient les milices et les missiles balistiques comme des petits pains.

Lequel de ces fameux experts attachés à chanter les louanges de Téhéran, a su dire que l'argent des avoirs dégelés a financé la répression en Iran ? Qui s'est risqué à dire que Rohani s'est taillé la part du lion avec 3000 exécutions, dont 82 femmes, sous son mandat ?

Lequel de ces porte-voix bon chic bon genre a expliqué que les avoirs dégelés ont financé le Hezbollah libanais et la guerre en Syrie pour maintenir Assad en raison de milliards de dollars annuels, et donc de milliers de morts dans ce pays anéanti ?

Lequel de ces « spécialistes » bardés de titres ronflants a reconnu que l'argent des avoirs dégelés a financé les milices cruelles en Irak et au Yémen, sans parler de l'exportation du terrorisme et de l'intégrisme en Afrique du Nord et subsaharienne ?

Ce que demandent les Iraniens

La population en Iran, elle, n'a rien vu de ces milliards. Les salaires restent impayés, le seuil de pauvreté continue d'accueillir sous son toit une majorité toujours plus grande d'Iraniens, le chômage déploie ses ailes sur la jeunesse et les femmes, la faim est la nouvelle compagne des Iraniens.

La censure, les milices, les gardiens de la révolution, la vingtaine d'organes de contrôle et d'inquisition rythment la vie d’une population affamée, assoifée - la crise de l'eau est aigüe en Iran - et qui réclame à grands cris un changement de régime.

Le président Trump a parlé d'un peuple pris en otage par les mollahs. Depuis hier soir en Iran le hashtag #jesuisunotage en persan fleurit sur les réseaux sociaux.

Le soulèvement de décembre et janvier dernier qui n'a cessé de se manifester sous toutes les formes depuis réclame la fin de la dictature religieuse. C’est d’une même voix que les cortèges de manifestants scandaient dnas 142 villes de tout le pays : "A bas Khamenei ! A bas Rohani ! A bas la dictature !"

La politique de complaisance qui a fait tant de mal aux populations d'Iran et du Moyen-Orient a permis aux mollahs de rester au pouvoir. Ces derniers ne redoutent que le langage de la fermeté. Il est clair que cette crise nucléaire ne pourra se régler avec un accord bourré de concessions indues. Il est clair aussi que la crise en Iran ne pourra se résoudre que par le renversement de ce régime par les Iraniens et leur résistance.

Si les Etats-Unis ont choisi aujourd'hui de se tenir du côté du peuple iranien et non de ses oppresseurs, cela compte pour les Iraniens après 39 ans longues années de soutien à ces mollahs cruels.

Pour concrétiser cette démarche, la dirigeante de l'opposition iranienne, Maryam Radjavi, affirme avec raison que "le changement démocratique et la fin du fascisme religieux au pouvoir en Iran sont indispensables à la paix et à la démocratie, à la sécurité et à la stabilité dans la région".

 

IRAN 
Juillet 2018

 20 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions