The Daily Caller - par Ivan Sascha Sheehan, directeur exécutif de la School of Public and International Affairs de l'Université de Baltimore.
Le secrétaire d'État Mike Pompeo a élaboré une nouvelle stratégie pour traiter avec la République islamique d'Iran, ce qui ajoute à l'aplomb qui définit l'approche de l'administration Trump depuis le premier jour.

Cette approche s'est clairement manifestée au début du mois lorsque le président a annoncé son retrait de l'accord nucléaire iranien, mais ce faisant, il n'a fait qu'ouvrir la porte à des sanctions nucléaires qui s'ajoute à un ensemble de sanctions antiterroristes que Trump avait déjà étendues au cours des mois précédents.

Au-delà de la question de l'accord nucléaire, l'effort plus large de l'administration pour contraindre la République islamique et faire connaître ses comportements néfastes constitue un pas dans la bonne direction. La stratégie de sanctions du président a finalement mis en pratique une vision suffisamment large de la responsabilité de l'Iran en matière de violations des droits humains et de financement des mandataires terroristes.

Peu importe ce que l'on puisse penser d'autres aspects de la politique étrangère de Trump, il faut l'applaudir pour avoir étendu les sanctions liées au terrorisme à l'ensemble du Corps des gardiens de la révolution en Iran, au lieu de son seul corps expéditionnaire à l'étranger, la Force Qods.

Une approche plus étroite est un trait caractéristique des politiques occidentales à l'égard de l'Iran depuis extrêmement longtemps, et elle ne nous a jamais bien servi. C'est en grande partie à cause de la permissivité de cette approche que les crises au Moyen-Orient se sont aggravées jusqu'à leur état actuel. Les contraintes imposées à la Force Qods n'avaient aucun sens tant qu’elles n'étaient pas soutenues par des efforts pour s'attaquer aux actifs financiers de son organisation mère.

Mais avant même que Pompeo n'avance une stratégie plus cohérente et plus élaborée, l'administration Trump a intensifié sa pression financière, en annonçant des sanctions contre le gouverneur de la banque centrale iranienne, sapant ainsi une grande partie du réseau financier clandestin des gardiens de la révolution, ou pasdaran.

Entraver le réseau financier des pasdaran

Selon des sources bien informées comme le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), le principal défenseur de la démocratie en Iran, les pasdaran contrôlent actuellement plus de la moitié du produit intérieur brut du pays, en partie grâce à l'expansion des fonds publics, mais surtout grâce à un réseau de sociétés écrans et d'affiliés du secteur privé. Si ce contrôle n'avait pas été remis en question sur la scène internationale, on ne sait pas ce que les pasdaran, déjà puissants, auraient été capables de faire dans les années à venir.

En l'état actuel des choses, entraver le réseau financier de ces paramilitaires purs et durs promet d'entraver son influence sur les conflits étrangers et ses affiliés régionaux. Il y a tellement à rattraper après des décennies de politique étrangère naïve et malavisée, mais les sanctions récentes ont mis les États-Unis et leurs alliés dans la bonne direction, et le discours de Pompeo a mis les États-Unis sur la voie du développement de ce projet.

Le secrétaire d'État a indiqué que l'Iran sera bientôt soumis à des "pressions financières sans précédent" et qu'il devra donc se battre pour maintenir son économie à flot s'il ne met pas fin à son développement nucléaire et à son agression régionale et s'il ne se met pas à servir les intérêts du peuple iranien.

Quelques jours avant que Pompéo ne parle de la politique iranienne, la ville de Kazeroun dans le sud de l'Iran a été secouée par une nouvelle série de protestations qui a entraîné la mort de plusieurs manifestants et l'incendie d'un poste de police.

Le régime iranien a reconnu que les militants de l'opposition iranienne connue sous le nom des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) ont joué un rôle important dans l'organisation des troubles. Alors que Téhéran a cherché à minimiser la violence, à l'ère de l'information il ne peut pas dissimuler les corps des morts. Il ne peut pas non plus nier que la manifestation de Kazeroun n'était pas un incident isolé, au niveau local ou national.

La vague de troubles qui a commencé depuis le début de l'année a été marquée par les slogans "A bas le dictateur" et d'autres slogans qui ne cachaient pas le désir sincère du peuple d'un changement de régime et l'instauration d'un système véritablement démocratique à la place de la dictature religieuse. Le soulèvement a conduit la présidente du CNRI, Maryam Radjavi à déclarer que l'année à venir sera "une année pleine de soulèvements" et qu'elle conduira à la victoire finale du peuple sur le régime religieux.

Le CNRI organise bientôt son rassemblement annuel pour un Iran libre le 30 juin à Paris. L'événement devrait attirer une foule de 100 000 partisans, y compris des centaines de dignitaires politiques des États-Unis, d'Europe et d'une grande partie du monde. Ils veulent envoyer un message fort disant que les opposants sont plus optimistes que jamais pour assister à un changement majeur en Iran dans un avenir prévisible.

Tout décideur politique qui s'engage en faveur de la démocratie en Iran et de la paix dans l'ensemble de la région devrait se préparer à se tenir aux côtés des opposants iraniens. Et pour ceux dont les gouvernements prennent déjà des mesures appropriées en élargissant, clarifiant et renforçant leur position vis-à-vis de l'Iran, il n'y a jamais eu de meilleur moment pour exprimer leur solidarité avec la Résistance iranienne.

IRAN 
Juin 2018

 3 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions