«C'est une violation scandaleuse des droits de l'homme universels», affirme la directrice de l'institution

The Independent - Un scientifique qui a travaillé pour une université belge a été condamné à mort en Iran soupçonné d'espionnage. 

Ahmadreza Djalali, ressortissant iranien et professeur de médecine de catastrophe à la l'Université libre de Bruxelles (ULB), a été arrêtée en avril 2016 alors qu'il rendait visite à sa famille dans le pays.

Il doit être exécuté dans deux semaines, selon l'ULB.

La famille et les collègues du Dr Djalali ont gardé le silence sur les nouvelles de l'arrestation pour tenter d'éviter une aggravation de la situation, mais se sont exprimés après la condamnation à mort.

L'ULB a annoncé la nouvelle sur leur site, affirmant que le Dr Djalali n'avait pas eu de procès ou vu un avocat.

La rectrice de l'université, Caroline Pauwels, a déclaré: «Un scientifique qui accomplit un travail humanitaire important, est condamné sans procès public et fait face à la peine de mort.

"C'est une violation scandaleuse des droits humains universels, contre laquelle nous devrions réagir de manière décisive".

Ives Hubloue, chef du groupe de recherche de l'ULB sur la médecine d'urgence et de catastrophes, a déclaré à Science: "Il ne s'intéresse pas à la politique. Nous ne croyons pas qu'il ait pu faire quoi que ce soit (contre le gouvernement iranien).

"Nous ne croyons pas qu'il ait fait quelque chose de mal. Qu'on le laisse partir. Qu'on le laisse faire son travail, nous avons besoin de lui."

M. Hubloue a déclaré à la publication qu'il croyait que l'arrestation du Dr Djalali était liée à ses contacts internationaux à l'université, dont certains sont des pays hostiles à l'Iran, comme Israël. Mais il a maintenu que les contacts étaient uniquement scientifiques.

Une pétition a été lancée demandant clémence pour Dr Djalali et a été signé par plus de 40.000 personnes. Il affirme que le Dr Djalali s'était déjà rendu en Iran sans aucun problème.

En détention, Dr Djalali a mené trois grèves de la faim, selon la pétition, qui lui ont coûté sa santé et 20 kg de masse corporel.

Il a été contraint de signer une confession sur un délit inconnue, selon la pétition.

L'ambassade iranienne à Londres n'a pas pu être contactée par The Independent pour faire commentaire.

 

IRAN 
Mars 2017

42 exécutions

(Janvier: 95 exécutions - Février: 52 exécutions)

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En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions