Iran Manif (avec Reuters) - Un haut commandant des gardiens de la révolution (pasdaran) a été tué dans la ville irakienne de Mossoul, a rapporté le 27 mai l'agence de presse Tasnim basée à Téhéran.C'est la première fois que l'Iran annonce la mort d'un haut commandant depuis le lancement des opérations en octobre à Mossoul.

Les pasdarans sont le principal soutien de la force paramilitaire chiite irakienne connue sous le nom de Mobilisation populaire, qui participe à la bataille à l'ouest de Mossoul.

Nassiri a été tué près de Baaj, non loin de de la frontière syrienne, selon le site d’infos Mashregh iranien.

Nassiri avait combattu dans la guerre Iran-Iraq de 1980-1988 et a été impliqué dans la guerre de six ans en Syrie en soutien du dictateur Bachar al-Assad, rappelle Mashregh.

Un général des gardiens de la révolution a été nommé ambassadeur d’Iran en Irak en avril, en signe du rôle clé que joue la force militaire dans son pays voisin.

Le gouvernement irakien dirigé par les chiites veut contrôler la frontière en coordination avec l'armée d'Assad soutenue par l’Iran. 

Cela donnerait à Assad un avantage significatif dans la lutte contre la rébellion de six ans contre son pouvoir.

L'Iran fournit un soutien militaire à Assad depuis au moins 2012, en se gardant au début de parler de son rôle. Cependant à mesure que le soutien militaire a augmenté et que les victimes iraniennes se sont multipliées, les autorités ont commencé à en parler plus ouvertement.

Un responsable iranien a déclaré à la fin de l'an dernier que plus d’un millier Iraniens avaient été tués dans la guerre civile en Syrie, notamment une série de commandants supérieurs des pasdaran, selon les médias iraniens.

L'Iran a aidé à former et à organiser des milliers de combattants chiites d’Irak, d'Afghanistan et du Pakistan pour les utiliser dans le conflit syrien. Les combattants du Hezbollah au Liban travaillent également en étroite collaboration avec les commandants militaires iraniens en Syrie.