Iran Manif - Pendant que le lobby des mollahs s'escrime à organiser une "semaine culturelle d'Ispahan à Paris", voilà qu'un mollah fait le buzz en Iran en expliquant comment et pourquoi la musique est la cause de maladies et pas des moindres. Stupéfiant !

Hassan Mosleh, l'imam du vendredi de la ville de Borazdjan, dans le sud-ouest de l'Iran, a expliqué pêle-mêle au journal régional "Khabar-e-Jenoub" (les nouvelles du sud) tous les effets désastreux de la musique sur la santé. Il a tiré sa science occulte et inculte ... des déclarations d'autres mollahs à travers les âges. « La musique peut causer un déséquilibre nerveux, proche de la démence à divers degrés, une vie plus courte, des problèmes de tension artérielle, la dépression, source de prostitution et de crimes, la baisse de l'audition, la baisse de la vue jusqu'à la cécité, l'incapacité de penser, la perte de volonté, la perte de l'honneur, une mort soudaine, l'hypocrisie et la bipolarité, la malchance dans la vie et la perte de temps. »

Selon lui, seules les musiques de deuil favorisant les pleurs et les lamentations, et les marches militaires sont saines et propres à la consommation. On aura compris: tout ce qui porte à la joie collective est un danger, tout ce qui porte à la mort ... fait la joie des mollahs. 

Ce n'est pas le premier à divaguer sur le sujet. La grande majorité des villes en Iran interdisent les concertsn notamment Ispahan. Les femmes ne peuvent se produire en public, et dernièrement même devant un public féminin. La voix des femmes est cause de péché car elle fait tomber l’homme en tentation. Si par le plus grand des hasards on les laisse monter sur scène, elles doivent être mariées, se mettre derrière un homme, porter des vêtement neutres et larges et « ne pas faire plus de gestes que nécessaire pour jouer de la musique ». La télévision intégriste ne permet pas de montrer des instruments de musique à l'écran. N'en jetez plus, la cour est pleine !

Or les mollahs sont au pouvoir et gèrent un pays depuis 39 ans. On comprend dans quel état ils ont mis la culture en Iran, sans parler du reste, et pourquoi la colère gronde.

 

IRAN 
Avril 2018

 3 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 16 exécutions, mars: 12 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions