Huffington Post, 23 septembre - Par Jean-Pierre Béquet - A l'occasion du Salon international du tourisme et des voyages, il serait opportun de porter une réflexion sur l'Iran. Dans le cadre de la reprise des relations d'échange avec l'Occident après la mise en œuvre de l'accord nucléaire, l'Iran, destination boudée par les voyageurs et déconseillée par les gouvernements à cause de l'instabilité géopolitique et des tensions diplomatiques ces quinze dernières années, fait aujourd'hui l'objet d'une campagne pour l'essor du tourisme, qui passe naturellement sous silence la situation politique et sociale du pays.

 

Alors que les brochures vantent les richesses culturelles d'une civilisation millénaire, la population qui constitue cette civilisation est malmenée, condamnée depuis plus de trente ans à la répression et à la pauvreté tandis que les mollahs au pouvoir et leurs sbires s'accaparent les richesses... et exhibent l'opulence de leur mode de vie. Derrière les monuments historiques, les merveilles archéologiques et les circuits tout tracés, c'est une crise profonde que le régime voudrait éclipser aux yeux des touristes, qui vont devoir faire un effort particulier pour que leur voyage ne soit pas pour le régime iranien un encouragement de plus à continuer éhontément sa politique intégriste, corrompue, et ses violations constantes des droits de l'homme.

Le régime iranien ne s'embarrasse pas d'un paradoxe, et si le 17 avril Air France a inauguré la reprise de sa ligne vers Téhéran, l'ouverture apparente de l'Iran vers l'Occident s'accompagne d'un resserrement de l'intégrisme et de l'oppression, sur fond d'instabilité nationale et régionale.

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