American Thinker, 13 mars 2017 - Au milieu des tirs d'essais de missiles balistiques des gardiens de la révolution et de l'isolement économique et politique continu, les mouvements sociaux prennent de l'ampleur en Iran.

Des manifestations simultanées de milliers d'enseignants en colère dans plus de 22 villes ont éclaté en Iran le jeudi 9 mars. Des manifestations ont eu lieu à Téhéran, Machad, Bojnourd, Ferdous, Torbat-Heidarieh, Mazandaran, Sanandaj, Saqqez, Marivan, Qorveh, Tabriz, Ardebil, Zanjan, Chiraz, Bouchehr, Ispahan, Kermanchah, Kangan, Dehgolan, Lordegan, Ahwaz et Aligoudarz.

Les manifestants ont tenu un sit-in devant les rectorats appelant à répondre à leurs demandes. Ils ont scandé des slogans contre la répression et le pillage menés par le pouvoir en Iran. Ils brandissaient des pancartes qui disaient: «Libérez les enseignants emprisonnés », «Non à la prison », «L'avenir des enseignants doit être assuré». 

Selon les informations de l'OMPI, opposition démocratique à la dictature religieuse, plus de 1000 enseignants, avec des familles de prisonniers politiques et du personnel de l'Éducation ont manifesté à Téhéran devant le Parlement des mollahs pour réclamer la sécurité des emplois. Un agent de la sécurité du parlement a tenté de confisquer le smartphone d'un manifestant, mais il a été repoussé par la foule.

Dans un acte de bravoure, des enseignants à Ispahan ont scandé : «Les enseignants sont prêts à mourir, et ne se laisseront pas intimidés par le pouvoir." 

A Chiraz, les protestataires s'étaient assis autour d'une table vide, symbolisant leur piètre condition de vie. Le problème est tellement grave que beaucoup souffrent d'insécurité alimentaire. Ils ont dit être incapables de nourrir leurs familles avec les salaires très bas qu'ils reçoivent. Ils avaient des pancartes qui disaient: «Les enseignants doivent se lever pour mettre fin à la discrimination et à leur minuscule salaire mensuel. »

Dans certaines villes, les gardes anti-émeute avaient encerclé les enseignants, mais les manifestants ont ignoré l'intimidation et ont continué leur protestation pendant des heures. Les passants les saluaient en leur témoignant leur sympathie.

Craignant que les manifestations ne fassent tache d'huile, les forces de sécurité ont empêché les passants de s'arrêter dans la rue. Les manifestants tenaient des pancartes qui disaient: "Pas de répit tant que nous n'aurons pas nos droits. »

Les enseignants de Sanandaj ont exigé la fin des cas croissants de torture et du nombre élevé d'exécutions.

À Kermanchah, dans l'ouest de l'Iran, les femmes étaient venues manifester en force. Les agents ont bien tenté d'empêcher la manifestation, sans résultat. Les manifestants ont continué de protester et ont placé des pancartes qui disaient: « Stop à la discrimination et l'inégalité", "Nous crions de la pauvreté et nous sommes frustrés par la discrimination. »

Dans leur déclaration finale, les manifestants ont condamné les exilés et les licenciements, ils ont appelé à la libération des enseignants emprisonnés, en particulier M. Baghani qui est un enseignant connu de Kermanchah.

À Ardebil, dans le nord-ouest de l'Iran, les manifestants scandaient : «Les enseignants sont prêts à mourir, mais pas à se soumettre à la discrimination.» Ils ont exigé leurs salaires impayés.