France TVInfo - Les Moudjahidine du peuple, opposants politiques au régime iranien, appellent à des rassemblements contre le pouvoir en place, à Paris, jeudi. Depuis fin décembre, le pays est plongé dans une vague de contestation contre la situation économique du pays.

Depuis jeudi 28 décembre, une vague de contestation secoue l'Iran, sur fond malaise économique. Progressivement, le mouvement a pris une tournure politique en dénonçant les orientations du président, Hassan Rohani, et celles du Guide suprême, Ali Khamenei. Selon le régime, l’opposition iranienne de l’étranger alimente cette contestation.

Hassan Rohani a plus précisément visé l'organisation des Moudjahidine du peuple iranien, qui s'est installée en France dans les années 1980. Le président de la République islamique d'Iran a demandé mardi 2 janvier à Emmanuel Macron d’agir contre cette organisation qu’il qualifie de "terroriste". Jeudi, les Moudjahidine organisent des rassemblement contre le pouvoir iranien à Paris, Londres ou Bruxelles. 

Les Moudjahidine ne s'en cachent pas : ils veulent la chute du régime. Ces opposants se présentent comme des résistants démocrates face à une dictature.

Quand ils naissent, dans les années 1960, leur objectif est de faire tomber le chah d’Iran. Après la Révolution islamique de 1979, ils se fixeront ensuite comme objectif de renverser le régime des mollahs. À l'époque, ils sont arrêtés, exécutés et une partie d'entre eux trouvent refuge en France. 

Celle qui les dirige aujourd’hui est une femme au regard bleu acier qui porte un voile islamique assorti. Elle s’appelle Maryam Radjavi et, chaque année, au grand meeting de l’organisation, elle interpelle les dirigeants occidentaux. "Inscrivez les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes ! Traînez en justice Khamenei et les autres dirigeants de ce régime pour leurs violations des droits humains, leurs crimes contre l'humanité et leurs crimes de guerre dans la région !", réclamait ainsi la chef de file de ces opposants politiques, en juillet 2017.

"C'est de l'intérieur de l'Iran que cela se passe, assure Afchine Alavi, un des porte-parole du mouvement. Ce que nous pouvons faire, c'est relayer l'information et les revendications ainsi qu'interpeller les Etats et les gouvernements pour qu'ils cessent d'être complaisants à l'égard d'un régime qui continue à réprimer son peuple."

IRAN 
Juin 2018

 3 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions