Iran Manif - Pour porter la question hyper sensible d'Achraf dans la ville des droits de l'homme et siège européen des Nations Unies afin d'empêcher un massacre qui se profile si l'ONU continue à se défiler de ses responsabilités vis-à-vis des 3400 réfugiés iraniens de ce camp en Irak, le leadership de la Résistance iranienne n'a pas hésité à faire un déplacement jusque devant le Palais des Nations à Genève. En effet Maryam radjavi, la présidente élue du CNRI s'est rendue dans l'après-midi du 8 aout lors d'une visite surprise au sit-in des Iraniens qui se tient depuis 100 jours sur la place des Nations, bien en face de l'ONU.

Elle était accompagnée des parlementaires fédéraux suisses et personnalités politiques genevoises comme Jean-Charles Rielle, Eric Voruz, Jacques Neirynck, Marc Falquet, Nils de Dardel, Alice Glauser-Zufferey, Christiane Perregaux et Denise Kessler-Nicolet.

Il existe une polémique sur Achraf, leur a-t-elle dit, mais le cœur de la dispute porte principalement sur la liberté du peuple iranien et sur son droit de renverser le régime du guide suprême. Les tyrans au pouvoir veulent anéantir et démanteler Achraf. Et c’est pour vous le plus grand honneur que d’anéantir et de démanteler le régime du guide suprême. Il ne fait aucun doute que vous gagnerez, parce que vous êtes dans votre droit, parce que vous vous êtes insurgés pour une cause juste et parce que vous êtes prêt à payer le prix de votre lutte et que vous le payez.

Mme Radjavi a ajouté : Vous demandez une protection internationale pour les habitants d’Achraf, la réaffirmation de leur statut collectif de réfugiés, l’installation d’une équipe d’observateurs de l’ONU à Achraf et une enquête impartiale sur le massacre du 8 avril. Et de toutes nos forces et par tous les moyens, nous portons cette demande qui est celle de la plupart des gens en Iran à tous les canaux politiques et diplomatiques.

Rappelant la responsabilité du gouvernement américain et celle des instances de l’ONU concernant la protection des Achrafiens, Mme Radjavi a souligné leur statut de réfugiés politiques et de personnes protégées en vertu de la 4e convention de Genève. Elle a appelé le gouvernement suisse qui est chargé de protéger les conventions de Genève, à remplir sa responsabilité vis-à-vis d’Achraf.

En quatre mois des centaines d’Iraniens dans leur sit-in ont demandé à l’ONU, à ses organes et en particulier à Mme Navi Pillay, la Haut Commissaire aux droits de l’homme, la présence d’une équipe d’observateurs de l’ONU pour garantir la protection des Achrafiens. Tout retard dans l’intervention de l’ONU et de ses organes pour garantir la protection d’Achraf conduira à une immense catastrophe.

IRAN 
Mars 2017

42 exécutions

(Janvier: 95 exécutions - Février: 52 exécutions)

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En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions